« Malheur à celui qui se laisse asservir par le dinar »

Règles & fondements

vendredi 15 avril 2016, par Ismaïl Ibn Hâdî

 

 Enregistrer au format PDF

 

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

 

Abû Houreira (radhiallâhu ‘anhu) rapporte que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Malheur à celui qui se laisse asservir par le dinâr. Malheur à celui qui se laisse asservir par le dirham, par les couvertures et les tissus ; celui qui est content quand on lui en donne, et mécontent quant on lui en prive. » Rapporté par al-Bukhârî.

 

Ce qu’il y a à prendre du hadîth :

 

1) - L’adoration est ce à travers quoi on vise la Face d’Allâh – ‘Azza wa Djal, et la demeure de l’au-delà. Ainsi, celui qui voue un acte d’adoration pour ce bas-monde, en n’ayant aucun autre objectif, il sera focalisé sur ce bas-monde et en aura fait sa préoccupation et son objectif, et ainsi il sera perdu, sauf si Allâh lui accorde un repentir sincère.

 

2) – Le cœur de cet homme est donc attaché à ce bas-monde : si on lui en accorde, il est satisfait, loue et fait des éloges, et si on ne lui en accorde pas, il se courrouce et se contrarie. Allâh – ‘Azza wa Djal – a décrit les hypocrites par ces deux caractéristiques lorsqu’Il dit : « Il en est parmi eux qui te critiquent au sujet des Sadaqats : s’il leur en est donné, les voilà contents ; mais s’il ne leur en est pas donné, les voilà pleins de rancœur. » [1]

 

3) – SHeikh ‘Abder-Rahmân as-Sa’dî a dit dans son commentaire de Kitâb at-Tawhîd : Les œuvres aux bénéfices de ce bas-monde engendrent des buts. Si l’adorateur souhaite à travers cet objectif uniquement ce bas-monde, cela n’est pas voué à la Face d’Allâh et au monde l’au-delà. Il n’a donc aucune part de l’au-delà par ce but.

 

Ces œuvres n’émanent pas d’un croyant, car certes le croyant, même quand il a une foi faible, désire la Face d’Allâh et la récompense de l’au-delà. Mais lorsque les œuvres sont destinées à la Face d’Allâh et à ce bas-monde, et que les intentions sont égales, lorsqu’il est croyant, c’est qu’il a un manque dans sa foi, son Tawhîd (Unicité d’Allâh) et sa sincérité. Ses actes sont diminués, et il perd le bénéfice d’une sincérité complète.

 

Mais lorsque les œuvres sont destinées à Allâh Seul, et que le croyant met une sincérité complète dans l’application de ses œuvres, qu’il utilise ses œuvres dans le travail utile et la religion, comme les œuvres de charités et les bonnes actions, ou comme celui qui a lutté sur le chemin d’Allâh et organise sa lutte, le partage du butin ou la subsistance, ou comme les biens de mains-mortes accordés aux mosquées et aux écoles, ou comme l’emploi respectant les principes religieux mis en place aux bénéfices des gens.

 

Tout cela n’a pas de conséquence négative sur la foi et le Tawhîd de l’adorateur. Mais il ne faut pas que cela soit fait dans un but mondain, mais il doit être réalisé dans un objectif religieux et dans la consécration de la recherche de ce qui permet religieusement d’œuvrer et d’accomplir la religion. [2]

 

Nous avons la preuve dans ce hadîth, que la personne se doit de sortir ce bas-monde de son cœur, avant de le sortir de ses mains. Afin qu’elle n’en soit pas esclave. [3]

 

Notes

 

[1Coran, 9/58

 

[2Tawdhîh ul-Ahkâm min Bouloûgh al-Marâm du SHeikh ’Abdullâh al-Bassâm, 7/398-399

 

[3Fathu dhî al-Djallâl wal-Ikrâm bi-Charh Bouloûgh al-Marâm du SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 15/163

 

Source :

 

http://www.manhajulhaqq.com

Tag(s) : #Hadits

Partager cet article

Repost 0