Mentir pour obtenir les aides sociales !

Cheikh Salih Fawzan

Cheikh Mohamed 'Ali Ferkous

Un frère avait interrogé Cheikh Muqbil concernant un Homme qui réside en Amérique avec sa famille et qui vie d’aides réservées à ceux qui ne travaillent pas ou qui sont dans l’incapacité de travailler alors que cet Homme travail en cachette (ou comme on dit travail au Noir) :



Le Cheikh a répondu :



Si cet homme dit qu’il ne travail pas, alors qu’en faite il travail en cachette, il est alors consideré comme un menteur et le mensonge n'est pas permis.


Cheikh Muqbil.


Touhifatou l-Moujib 'Ala Ass-ilati Al-Hadur wal Gharib P 74


fait Mounib Abou-Houdeyfa


 

source :

 

http://www.fourqane.com/

Par Chaykh ibnou Baz, rahimahoullah.

 

 

Question :

 

Quel est votre conseil aux frères et aux sœurs vivant en Angleterre qui ne travaillent pas et perçoivent des aides de l’état. Et qui parfois sans en informer l’Etat. Est-ce correct ?

 

 

Réponse :

 

Il est obligatoire à tous les musulmans vivants dans les pays mécréants d’émigrer vers les pays musulmans dans lesquels on peut adorer Allah, si cela leur est possible. Et si cela ne leur est pas possible, qu’ils émigrent dans le pays le moins pire, comme ont émigré des compagnons du Prophète sous son ordre, qu’Allah les agrée, de la Mecque en Abyssinie.

 

Car l’Abyssinie en ce temps là était moins pire, les musulmans n’y subissaient pas ce qu’ils subissaient à la Mecque. Et s’ils ne le peuvent pas, qu’ils craignent Allah où qu’ils soient, qu’ils s’éloignent de ce qu’Il leur a interdit et qu’ils s’acquittent de ce qu’Il leur a rendu obligatoire.

 

Il n’y a pas de mal à ce qu’ils bénéficient des aides des états mécréants si cela ne leur fait pas commettre un interdit ou délaisser une obligation. Et il leur est obligatoire de respecter les règles relatives à cette aide qu’ils bénéficient, ils ne doivent pas mentir pour cela, ils doivent craindre Allah en toute chose et éviter ce qu’Allah a interdit.

 

 Et qu’ils étudient le Coran et la Sounnah entre eux et exposent leur problèmes aux gens de science même si c’est par écrit ou par téléphone.

 

Qu’Allah améliore la situation de l’ensemble des musulmans, qu’Il préserve leur religion et leur accorde sa compréhension.

 

 

Source :  http://ibnbaz.org.sa/mat/4162

 

 

Traduit par l'equipe d'Assounnah

 

www.assounnah.com

La faiblesse des musulmans est avant tout une faiblesse de foi, et une des expressions les plus flagrantes de cette faiblesse est le recours abusif aux aides sociales dont ils peuvent disposer ici ou là. Nous ne parlons pas ici du caractère licite ou illicite de ces formes d’allocation, le sujet étant source de divergence entre les savants, mais nous voudrions seulement rappeler à nos frères et sœurs que même si l’on considère que ces allocations sont licites, il est une chose qui ne le sera jamais : le mensonge. Nombreux et nombreuses sont ceux qui mentent d’une manière ou d’une autre pour toucher des allocations, ou pour en toucher un peu plus, ou qui ne remplissent pas les conditions d’attribution.

 

Les musulmans ont-ils oublié que c’est Allah qui accorde la subsistance ? Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « La main qui donne est meilleure que la main qui reçoit » (Al-Bukhârî). Il dit également : « L'un de vous ne cesse de mendier jusqu'à ce qu'il rencontre Allah avec le visage décharné. » (Muslim) Il dit aussi : « La mendicité est une blessure que l'on fait à son visage, sauf si on s'adresse gouverneur ou par réelle nécessité. »(At-Tirmidhî).


Les musulmans ont-ils oublié que le mensonge est un grand péché ? Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam)  a dit : « Celui qui mendie pour accroître ses biens ne mendie en réalité que des braises, qu'il demande peu ou beaucoup. » (Muslim).

 

Que ceux qui mentent voient quelles sont les caractéristiques qu’ils réunissent dans ce hadith dans lequel le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Quatre défauts, celui qui les possède tous est un pur hypocrite, et celui qui en possède une a en lui une caractéristique de l'hypocrisie jusqu'à ce qu'il délaisse ce défaut : Quand on lui fait confiance il trahit. Quand il parle il ment. Quand il prend un engagement il ne le respecte pas. Quand il est en litige il piétine toute justice et toute morale. » (Al-Bukhârî)


Où est l’islam en tout cela ? Qui sont ces musulmans qui disent : nous croyons en Allah et au Jour Dernier et qui malgré tout mentent (et mendient) pour obtenir ce qui ne leur revient pas, et « La main qui donne est meilleure que la main qui reçoit ».

 

Nous voudrions aussi citer un passage de l’excellent livre de shaykh Abdel Malik Ramadani : Al-Maw’idhatu-l-Hasanah fi-l-Akhlaq Al-Hasanah (Invitation au bon comportement), dans lequel il évoque le comportement des salafs à ce sujet et l’égarement de certains groupes :

« Yûsuf Ibn Mâhik Al-Makkî a dit : j’étais chargé d’envoyer régulièrement à untel la pension des orphelins dont il était le tuteur. Un jour, ces derniers prétendirent faussement qu’il leur devait mille dirhams. Il leur versa alors la somme de ses propres deniers. Comme il me restait deux mille dirhams de pension à leur verser, je dis au tuteur : « Veux-tu que je retienne les mille dirhams qu’ils t’ont soutirés ? »

 

Il répondit : « Non ! Car mon père m’a informé qu’il a entendu le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) dire : « Respecte le dépôt de ceux qui te le confient, mais ne trompe pas ceux qui te trahissent. » (Abû Dâwûd) »



Cet homme se refusa à prélever son dû de cet argent, bien que ces orphelins l’avaient privé de son droit. La raison motivant ce comportement est que ces orphelins lui avaient confié la garde de leurs biens. Il répugna alors à les trahir et leur versa leur argent sans rien en prélever !


Il y a dans cette histoire un des exemples les plus parlants illustrant l’attitude sincère adoptée par les pieux prédécesseurs avec les hadiths du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam), même si cela pouvait causer la perte d’une des choses les plus chères et les plus aimées par l’âme humaine, à savoir l’argent.


Si les musulmans aujourd’hui se paraient d’un tel comportement tant au niveau du respect du dépôt que de la préservation des droits d’autrui, ce serait là un moyen des plus efficaces pour guider les gens vers l’islam.  En effet, les mécréants aiment l’argent de façon maladive.

 

L’accumulation des richesses est même l’espoir le plus ultime qu’ils peuvent nourrir dans ce bas monde, car ils vivent pour assouvir leurs appétits culinaire et charnel. Or, s’ils constataient dans leurs relations avec les musulmans le même comportement que celui cité plus haut, c’est avec le plus grand étonnement qu’on les verrait embrasser l’islam en masse.

 

Cela concerne aussi les musulmans à la foi faible, car ils sont tout aussi influencés par les transactions commerciales honnêtes. C’est la raison pour laquelle les mécréants de la tribu de Quraysh – malgré leur mécréance, leur arrogance et leur orgueil – laissaient leurs dépôts chez le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) car ils le savaient doté d’une moralité éminente. Lorsque les mécréants l’expulsèrent de sa ville natale, il ne put se résigner à garder leurs biens chez lui, mais il ne pouvait pour autant les leur rendre en personne, craignant qu’ils ne le tuent, sa tête étant mise à prix. Il chargea alors cAlî de le faire.


Al-Bayhaqî rapporte dans « As-Sunan Al-Kubrâ » (vol.6 p.289), relatant l’épisode de l’émigration du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam), d’après cAbd Ar-Rahmân ibn cUwaym ibn Sacidah : « Les compagnons du Prophète () de ma tribu m’ont fait le récit suivant : … » Il relata ensuite l’épisode de l’émigration du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) où il est dit : « Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) émigra alors, et cAlî ibn Abî Tâlib resta trois jours et trois nuits [à la Mecque] pour restituer les dépôts que les gens avaient confiés au Prophète (salallahu’ alayhi wasalam). Lorsqu’il les restitua tous, il rejoignit le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) [à Médine]. » Al-Albânî considère ce hadith comme hasan dans Al-Irwâ’ (n°1546).


Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) se comportait ainsi avec des mécréants. Ces mêmes mécréants l’ont pourtant expulsé de sa ville natale, la meilleure des villes. Ils l’ont persécuté comme jamais un prophète n’a été persécuté par son peuple, alors qu’il est le meilleur des prophètes. Il a quitté la Mecque alors que ses habitants cherchaient à l’emprisonner, le tuer ou l’expulser de sa ville. Allah dit :


« (Et rappelle-toi) le moment où les mécréants complotaient contre toi pour t’emprisonner, t’assassiner ou te bannir. Ils complotèrent, mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes. » (Al-Anfâl v.30)


Cependant, il n’a jamais traversé l’esprit du Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) de les priver des dépôts qu’ils lui avaient confiés. Il ne s’est pas dit non plus : « J’en garde une partie comme provision pour le voyage. Après tout, c’est à cause d’eux que j’ai dû quitter ma ville natale. »,

 

bien qu’il avait grand besoin d’argent, car il a été expulsé de la Cité sûre [la Mecque] sans avoir de quoi voyager.

 

Et si ce n’avait été les dépenses faites par Abû Bakr, le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) n’aurait pas trouvé de monture pour voyager, ni de quoi transporter ses affaires. Malgré tout, il se vit dans l’obligation morale de leur restituer leurs dépôts, se conformant ainsi au noble caractère que son Seigneur a mentionné lorsqu’Il dit :


« Ceux qui veillent à la sauvegarde des dépôts qui leurs sont confiés et honorent leurs engagements. » (Al-Mu’minûn v.8)


Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) était respectueux du dépôt, dans le sens plein du terme, et il le restituait même à ses ennemis. Mais aujourd’hui est apparue une poignée de personnes rusant avec les principes de la religion au nom du djihad, et qui essayent de convaincre les musulmans du contraire de ces nobles caractères. Leur sujet principal de discussion est le jugement par ce qu’Allah a révélé, la lutte contre l’ennemi et la guerre contre les juifs et les laïcistes.

 

Ils exposent la pensée de ces derniers et l’analysent dans ses moindres détails. Ils dénoncent leurs occupations des terres musulmanes et le pillage qu’ils font de leurs biens. Puis ils se rendent en terre mécréante, considérant licite tout ce qui leur tombe sous la main, et y vivent d’escroqueries et de vols au nom du Fay’ !!


Or le Fay’ est un type de butin que l’on récolte des terres mécréantes auxquelles la guerre est déclarée, sans avoir eu recours au combat. Et il ne s’agit aucunement de récolter ce butin par traîtrise d’un pays occidental que l’on visite ou dans lequel on est résident en toute sécurité ! Leurs escroqueries font-elles partie de ce qu’Allah a révélé ?

 

Par cette attitude, ils ont sali l’image de l’islam de la plus grave des manières, au point où l’escroquerie est aujourd’hui intimement liée à l’islam dans l’imaginaire de beaucoup de mécréants. Ces informations me sont parvenues par le biais de personnes m’ayant contacté depuis ces pays mécréants, mais aussi d’après des personnes que j’ai moi-même rencontrées. Certains d’entre eux m’ont même dit : « Il y a chez nous un groupe de musulmans qui sont pieux en apparence mais qui, lorsqu’ils pénètrent dans un centre commercial, prennent tout ce qu’ils veulent sans payer. Lorsqu’on leur dit : « Qu’avez-vous donc ?! Le vol n’est-il pas interdit dans votre religion ?! » Ils répondent : « C’est là un butin qu’Allah nous a accordé sans combat !! »


Le Fay’ est un butin obtenu sans combat, que l’armée musulmane obtient d’un ennemi à qui la guerre est déclarée à l’origine.

 

En d’autres termes, c’est lorsque les soldats musulmans pénètrent en territoire ennemi et que l’armée ennemie abdique et se rend avec tout ce qu’elle possède.

 

Voilà le butin qui revient aux musulmans. Quant aux groupuscules cités plus haut, ils entrent en terre mécréante de manière pacifique, voire humiliés et rabaissés, invoquant la clémence (!) des régimes mécréants. Il se peut même que leur embonpoint ne soit dû qu’aux aides sociales dont ils bénéficient comme des mendiants, car le plus souvent ces gens résident dans ces pays en tant que réfugiés politiques. Néanmoins, ils n’éprouvent aucune gêne à consommer les biens d’autrui injustement.

 

De ce fait, ils courroucent leur Seigneur, et suscitent la colère des gens à leur encontre, sans se soucier le moins du monde du fait qu’ils salissent l’image de l’islam par de tels agissements et éloignent de la même façon les gens de la voie droite !

 

Sans oublier que tout ceci se base sur une conception erronée qu’ils ont de la notion de djihad, alors que le modèle des musulmans et le chef des combattants (salallahu’ alayhi wasalam) restituait le dépôt de ses ennemis qui lui avaient ouvertement manifesté de l’hostilité, comme on a pu le voir plus haut. Mais qui donc saura méditer sur ces enseignements ?! »


Traduit par les salafis de l’Est

 

Tag(s) : #Informations, #Fatwas, #Bon Comportement

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