Les irrégularités dans la vente (1)

SHeikh Sâlih Âli-SHeikh (Qu’Allâh le préserve)

dimanche 12 février 2017, par Ismaïl Ibn Hâdî

 

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

1 - Vendre une chose sur laquelle la personne n’a pas autorité et sans procuration de la part de son propriétaire :

Cela n’est pas permis. Il y a le hadîth de Hakîm Ibn Hazâm (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Je suis venu au Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa salam) et lui dit : Un homme peut-il venir à moi pour m’acheter quelque chose que je ne possède pas, ou devrais-je aller l’acheter au marché pour lui puis ensuite lui vendre ? Il a dit : « Ne vends pas ce que tu n’as pas en ta possession. » [1]

Les Gens de sciences ont dit : Le sens voulu dans « ce que tu n’as pas en ta possession » ce dont tu n’en est pas propriétaire. À cet exemple, il y a le hadîth de ‘Amr Ibn Chou’aib qui dit : « Il n’est pas licite (de combiner) un emprunt et une vente, ni de (spécifier) deux conditions dans une vente, ni de tirer un bénéfice de ce dont on ne supporte pas (encore) le risque (de perte), ni de vendre ce que l’on ne possède pas. » [2]

2 – Vendre une chose à un prix méconnu :

Comme celui qui vend une chose qui n’a pas été vu par l’acheteur, et qui ne connaît pas précisément la marchandise, et dont le prix est méconnu, cela n’est pas valable et pas permis. Certes le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a interdit ce type de vente où la marchandise est méconnue, comme le fait de vendre le butin avant de l’avoir partagé. Le contact physique et l’échange, la vente de cailloux impliquent un risque telle que la vente de la corde (de la hablah), le poisson de la mer et autres choses similaires. Sur tout cela, il a été avéré l’interdiction provenant du Prophète de ce que l’on trouve dans la Sounnah. De cela, il y a soit une méconnaissance visuelle, soit une méconnaissance de description. Ainsi, vendre une chose méconnue dans ces caractéristiques ou autres, est une prévention dans le temps et une prévention dans la contraction vissée.

3 – Vendre de la marchandise sans la détailler est un défaut connu :

Cela est une forme de tromperie. Il a été rapporté dans le Sahîh de Muslim que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Celui qui nous trompe, ne fait pas partie des nôtres. » Il n’est pas permis de proposer de la marchandise comportant des défauts. Il a été rapporté ’Oqba Ibn ’Amir (qu’Allah l’agrée), le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Le musulman est le frère du musulman, et il n’est pas permis à un musulman de vendre une chose à son frère qui a un défaut sans lui montrer au préalable ce défaut. » [3]

4 – Vendre de l’or ancien avec de l’or nouveau sans faire de différence :

Cela fait partie du calcul usuraire par les intérêts. L’or et l’argent ne peuvent pas être mis au même piédestal si ce n’est à quantité et qualité égale, que ce soit en argent ou formulé, tant que cela est de l’or. Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « De l’or peut être vendu contre de l’or, et de l’argent contre de l’argent, à condition que les poids soient les mêmes et que la marchandise soit livré séance tenante. Celui des deux parties qui augmenterait ou demanderait une augmentation de la quantité tombe dans la pratique usurière, qu’il soit le vendeur ou l’acheteur. » [4] Et dans la version de Muslim : « De l’or contre de l’or, de l’argent contre de l’argent, du blé contre du blé, de l’orge contre de l’orge, des dattes sèches contre des dattes sèches, du sel contre du sel : quantité égale contre quantité égale, main à main. Celui qui donne un surplus ou prend un surplus tombe dans l’intérêt… »

5 – Réaliser la vente de deux transactions dans une seule :

Cette vente est interdite. Il a été rapporté par Abû Houreirah qui a dit : L’Envoyé d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Celui qui fait deux ventes en une seule, a le prix le plus bas ou l’usure. » [5] Et dans la version de Ahmad et at-Tirmidhî : « L’Envoyé d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa salam) a interdit de faire deux ventes en une seule. » [6]

6 – Vendre des choses illicites, comme les cigarettes, des magazines où y figurent des images de femmes, les propagandes liées aux cigarettes, les mauvais films, de la musique, de l’électroménagers qui servent à des choses illicites, ou de vendre des ouvrages véhiculant des idées et pensées prohibées :

Ces sujets sont ce que les savants ont interdit. Les magazines et films pervers sont un grand mal. Leurs interdictions sont claires. Allâh – ta’Allâh – dit :

« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles… » [7]

Cela est une protection aux indécences. Certes, Allâh – ’aza wa jal ‎ – a dit :

« Ceux qui aiment que la turpitude se propage parmi les croyants auront un châtiment douloureux, ici-bas comme dans l’au-delà. Allâh sait, et vous, vous ne savez pas. »  [8]

L’Envoyé guidé (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « La femme est une ’Awra (chose à dissimuler) et certes lorsqu’elle sort de chez elle, Satan lui accorde de l’importance. » Que dire alors que ces femmes tentatrices séduisantes, parmi les femmes mécréantes et celles qui y ressemblent, lorsque l’on connaît les preuves légiférées sur le sujet, et le consensus des savants, le prix de ces interdits n’est pas permis. Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa salam) a dit : « Lorsqu’Allâh interdit quelque chose, il interdit également son prix. » [9] [10]

Notes

[1Rapporté par Ahmad et les gens des quatre sounans, ainsi que d’autres, avec une chaîne de transmission authentique.

[2Rapporté par Ahmad et les gens des sounans, qui est un hadîth jugé bon.

[3Rapporté par Ibn Mâdja et autres, avec une chaine de transmission authentique.

[4Hadîth rapporté par Abî Sa’îd.

[5Rapporté par Abû Dâwoud, Ibn Mâdja et d’autres, avec une chaine de transmission jugée bonne.

[6Bonne chaine de transmission…

[7Coran, 33/59

[8Coran, 24/19

[9Rapporté par ad-Darâqoutnî avec une chaine de transmission authentique. Il a aussi été rapporté par Ahmad, Abû Dâwoud et d’autres dans des termes similaires. Sa base se trouve dans les deux authentiques.

[10Al-Mindhâr fî Bayân Kathîr min al-Akhtâ’ ach-Châ-i’ah du SHeikh Sâlih Âl-SHeikh, p.67 à 70

 

Source :

 

https://www.manhajulhaqq.com

Tag(s) : #Fatwas

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