Question :

 

La prière s’annule-t-elle de façon qu’il faille la reprendre si, en l’effectuant, quelqu’un passe devant le fidèle ?

 

 

Réponse :

 

Passer devant celui qui effectue la prière ne rompt guère sa prière.

 

Selon l’avis correct tenu des gens de science, la rupture de la prière est due au passage de trois êtres suivant: La femme pubère, le chien, notamment de couleur noire et l’âne.

 

C’est ainsi qu’il est rapporté d’après Le prophète qui dit: « La prière du musulman est coupée, si celui qui prie ne place pas devant un objet de la taille de l’arrière de la selle d’un chameau, comme la selle d’un chameau, par le passage d’une femme, d’un âne, ou d’un chien noir. »  Il fut dit: « Ô Messager d’Allah! Comment se fait-il que ce soit le noir et pas le rouge ou le jaune? » Il répondit: « Le chien noir est un diable ».

 

Ceci signifie que ces trois êtres sont ceux qui rompent la prière, selon l’avis juste des gens de science. Cela étant, le passage de toute autre personne diminue la rétribution de la prière, raison pour laquelle il est conseillé de l’empêcher, si possible, de passer. Il n’est pas permis de passer devant celui qui effectue la prière car Le prophète l’interdit en disant: « Si celui qui passe devant le fidèle en prière sait ce qu’il encourt, il aurait préféré d’attendre quarante (jours) au lieu de passer ».

 

Il donna l’ordre à celui qui prie derrière une cloison, qui le sépare des gens, d’empêcher toute personne qui essaye de passer devant lui. Le prophète a dit: « S’il l’un d’entre vous accomplit auprès de ce qui le préserve des gens « soutra » et qu’une personne essaye de passer devant lui, qu’il l’en empêche, et s’il persiste qu’il utilise la force car cette personne est certes un diable ».

 

La Sunna met au fait qu’en prière le fidèle doit, dans la mesure du possible, empêcher les autres de passer devant lui, fût-ce un autre être que les trois susmentionnés, soit-il un humain ou un animal.

 

Cependant, sa prière reste intacte si cet être traverse malgré lui. Selon la Sunna, le musulman doit avoir un objet devant lui quand il prie, que ce soit une chaise, une lance qu’on fixe à terre, un mur, ou l’un des poteaux de la mosquée. Le passage des gens derrière ces cloisons, ne rend guère sa prière invalide.

 

Ce qui est défendu c’est leur passage entre ce cloison et lui. Par contre, La prière se rompt, si le passant est une femme, un âne ou un chien noir. En l’occurrence, sa prière se rompt aussi si ceux-ci passent tout près de lui, d’une distance de trois coudées ou moins, s’il n’a pas placé une cloison.

 

Au-delà de cette distance, c’est-à-dire, plus de trois coudées, le passage n’a aucun effet sur la prière, car Le prophète  pria auprès de la Ka`ba en laissant entre lui et le mur occidental (de la Ka`ba) trois coudées.

 

Les gens de science ont présenté cet incident comme preuve que telle est la distance qui doit séparer entre celui qui accomplit la prière et la cloison.

 

Interrompre signifie rendre invalide. Selon la majorité des Oulémas, le passage devant celui qui effectue la prière, met en cause la perfection de sa prière alors qu’au juste la prière s’annule complètement le cas échéant, ainsi le fidèle doit la reprendre.


Qu’Allah nous accorde le succès.

 


[1] Numéro de la partie: 29, Numéro de la page: 320 - 321

 

Source : Fatâwas Cheikh Ibn Bâz – Volume 29 – Le livre de la purification – de la prière (partie 1)

 

http://www.islamlinks.fr/

 

Tag(s) : #Prière

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