Ibn Al Jawzî

 

 

L’homme raisonnable doit craindre pour ses péchés, même s’il s’en repent et en pleure. J’ai constaté que la plupart des gens ont confiance en l’acceptation de leur repentir, comme s’ils l’avaient décidé, alors que c’est une chose cachée !


Ensuite, même s’ils sont pardonnés, demeure tout de même la honte de les avoir commis. Ce qui appuie cette crainte, même après le repentir, est que des gens viendront trouver Âdam et lui diront : « intercède pour nous ! » Et il répondra : « Mon péché. » de même pour Nûh, Ibrâhîm, Mûsâ, et ‘Îsâ –qu’Allah les couvre d’éloge et les salue. (Al-Bukhârî (3340) et Muslim (194))


Si on considère leurs péchés, on constate que pour la plupart il n’en est pas de réels, et même si c’était le cas, ils s’en sont repentis et excusés, et malgré tout, ils craignent encore pour cela par la suite.

 

De plus, après l’acceptation du repentir, la honte ne disparaît pas, et quelle belle parole que celle de Al-Fudayl Ibn ‘Iyad : « Quelle humiliation, même si Ti pardonnes ! » par Allah, fi de celui qui choisit les péchés et le plaisir d’un instant, et dont le regret demeure et ne disparaît pas du cœur du croyant, même si on lui pardonne.

 

Il faut donc prendre bien garde à tout ce qui amène la honte. C’est une chose peu envisagée par le repentant ou l’ascète, car il pense que le pardon a submergé le péché, à travers le repentir sincère ! Ce que j’ai mentionné implique la persistance de la méfiance et de la honte.

 

 

[Source : « Les Pensées Précieuses » ; Ibn Al Jawzî, Editions Tawbah, pp.359-360

 

   

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Tag(s) : #Bon Comportement

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