Au Nom d’Allâh, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux,


De la part d’`Abd al-`Azîz ibn `Abd Allâh ibn Bâz à tout musulman qui l’entend : qu’Allâh nous fasse à tous emprunter le chemin des adeptes de la foi et qu’Il nous initie aux sciences de la Tradition et du Coran ! Amin ! Le Salam à vous ainsi que les Miséricordes d’Allâh et Sa bénédiction !




Ensuite : voici une brève recommandation au sujet des mérites du mois et des nuits du Ramadhan ; elle encourage notamment à rivaliser dans les bonnes œuvres et elle met l’accent sur des lois importantes qui peuvent échapper à certains gens.


Ainsi, comme il est certifié, le Messager d’Allâh annonçait à ses Compagnons la venue du mois du Ramadhan. Il leur informait qu’à l’occasion de ce mois, s’ouvrent les portes de la Miséricorde et les portes du Paradis tandis que se referment les portes de la Géhenne et que les démons sont enchaînés. Il a déclaré en effet : « À la première nuit du Ramadhan, s’ouvrent toutes les portes du Paradis sans qu’aucune ne se referme, et se ferment les portes de la Géhenne sans qu’aucune ne s’ouvre. Les démons sont enchaînés et un héraut s’écrie : Toi qui désires le bien approche-toi ! Et toi qui désires le mal, éloigne-toi ! Chaque nuit Allâh affranchit des créatures de l'Enfer, et cela pendant tout le mois. »


Il a dit également : « Le mois du Ramadhan vous est venu, un mois de bénédiction au cours duquel Allâh vous enveloppe de Sa Miséricorde qu’Il descend sur terre, Il efface les fautes, et répond aux invocations. Allâh vous y observe en train de rivaliser à faire le bien et Il se vante de vous auprès de Ses anges. Faites alors voir à Allâh le meilleur de vous-même. Le malheureux, c’est celui qui se prive de la Miséricorde d’Allâh. »


Ainsi, comme il est certifié, le Messager d’Allâh annonçait à ses Compagnons la venue du mois du Ramadhan. Il leur informait qu’à l’occasion de ce mois, s’ouvrent les portes de la Miséricorde et les portes du Paradis tandis que se referment les portes de la Géhenne et que les démons sont enchaînés. Il a déclaré en effet : « À la première nuit du Ramadhan, s’ouvrent toutes les portes du Paradis sans qu’aucune ne se referme, et se ferment les portes de la Géhenne sans qu’aucune ne s’ouvre. Les démons sont enchaînés et un héraut s’écrie : Toi qui désires le bien approche-toi ! Et toi qui désires le mal, éloigne-toi ! Chaque nuit Allâh affranchit des créatures de l'Enfer, et cela pendant tout le mois. »


Il a dit également : « Le mois du Ramadhan vous est venu, un mois de bénédiction au cours duquel Allâh vous enveloppe de Sa Miséricorde qu’Il descend sur terre, Il efface les fautes, et répond aux invocations. Allâh vous y observe en train de rivaliser à faire le bien et Il se vante de vous auprès de Ses anges. Faites alors voir à Allâh le meilleur de vous-même. Le malheureux, c’est celui qui se prive de la Miséricorde d’Allâh. »

Il a dit enfin : « Allâh révèle : « Le fils d’Adam aura pour ses bonnes œuvres une récompense qui en vaut dix et pouvant aller jusqu’à sept cent fois plus, à part le Jeûne qui est à Moi, et dont la récompense M’appartient. Le jeûneur a délaissé pour Moi plaisir, nourriture, et boisson. Le jeûneur a deux joies : la joie de rompre son jeûne et la joie de rencontrer Son Seigneur. L’haleine d’un jeûneur est meilleure auprès d’Allâh que l’odeur du musc. » »


Les Propos prophétiques sur les mérites de jeûner les journées du Ramadhan, de prier pendant ses nuits, et de faire le jeûne en général sont nombreux. Ainsi, le croyant scrupuleux doit saisir l’occasion. Autrement dit, il doit profiter de la faveur qu’Allâh lui concède en lui faisant accéder à ce mois béni, pour rivaliser dans les bonnes œuvres et s’éloigner des péchés. Il doit donner une plus grande attention aux prières qui lui sont prescrites. Elles représentent le pilier de la religion et la plus grande obligation après l’attestation de foi. Il incombe ainsi à tout musulman et musulmane de les observer avec assiduité et de les faire à l’heure avec concentration et sérénité.


Parmi ses obligations les plus importantes, c’est de les faire pour les hommes en assemblée dans les

maisons d’Allâh qu’Il a légiféré d’élever pour y évoquer Son Nom comme nous l’apprend le Verset : "Observez la prière, versez l’aumône, et courbez-vous avec les prieurs".(1) "Soyez assidus aux prières et notamment à la prière Médiane et soyez fervent devant Allâh".(2) "Les croyants sont bienheureux. Ceux qui sont dévoués dans leur prière" jusqu’à : "Ceux qui sont assidus à leur prière. Ceux-là sont les héritiers, ils ont hérité le Firdaws où ils demeurent éternellement".(3) Le prophète a dit : « Le pacte qui existe entre eux (c’est-à-dire les non musulmans NdT.) et nous , c’est la prière, quiconque la délaisse aura mécru. »


L’aumône est ensuite la plus importante des obligations après la prière comme nous l’informe le Seigneur :


"Il ne leur a été commandé, cependant, de n'adorer qu'Allâh, Lui vouant un culte exclusif, d’observer la prière, et de verser l’aumône ; telle est la religion droite".(4) "Observez la prière, versez l’aumône, et obéissez au Messager ; ainsi recevrez-vous la Miséricorde".(5)


Quiconque selon le Livre d’Allâh et la Tradition de Son noble Messager , ne verse pas une partie de ses biens en aumône, sera châtié par ces derniers le Jour de la Résurrection. Le jeûne du mois de Ramadhan constitue ensuite la plus importante des obligations après la Salât et la Zakât ; il représente l’un des cinq piliers de l’Islâm que les paroles suivantes du Prophète nous dénombrent : « L’Islâm est fondé sur cinq [piliers] : il faut attester qu’il n’y a d’autre dieu en dehors d’Allâh et que Mohammed est le Messager d’Allâh, observer la prière, verser l’aumône, jeûner durant le mois du Ramadhan, et effectuer le pèlerinage. »(6)



Ainsi, tout musulman doit s’épargner de commettre des péchés les jours et les nuits de ce mois béni


que ce soit au niveau des paroles ou des actes. Le but du Siyâm, c’est d’obéir à Allâh , de respecter Ses limites, de faire un effort sur soi-même afin de résister à ses passions à travers Son obéissance, et d’apprendre à patienter devant Ses interdits. Cela ne consiste pas seulement à se priver de boire, de manger ou de faire tout ce qui peut rompre le jeûne. C’est pourquoi, il est authentifié que le Messager d’Allâh a dit : « Le Jeûne est un rempart, le jour où l’un d’entre vous se met à jeûner, il ne doit ni avoir de mauvaises paroles ni crier. Si quelqu’un venait à l’insulter, il n’a qu’à dire : « Je jeûne ! » » Il a dit également à travers un autre Hadîth authentique : «Allâh n’a pas besoin que se prive de boire et de manger celui qui ne veut pas délaisser la calomnie et ses effets, et le mauvais comportement. » Nous pouvons constater grâce à ces Textes et tant d’autres que le jeûneur doit absolument éviter de transgresser les interdictions d’Allâh, et observer scrupuleusement les obligations qu’Il lui a prescrites. Il pourra ainsi non seulement se voir accepter son jeûne et ses prières nocturnes mais il pourra de surcroît recevoir le Pardon et se faire affranchir de l'Enfer.



Par ailleurs, certaines choses sont susceptibles d’échapper à certains gens dont notamment : tout musulman doit jeûner par conviction et en aspirant à la récompense non par ostentation, par prestige, ou pour tout bonnement suivre les autres sans réfléchir, ou encore pour se conformer aux traditions de son entourage ou de son pays. Il incombe plutôt en faisant le choix de jeûner, d’être stimulé par la foi qu’Allâh a imposée, et d’espérer gagner la récompense qu’une telle action procure auprès du Seigneur. Il en est ainsi pour les prières nocturnes ; il incombe de s’y vouer avec foi et en aspirant à la récompense non pour toute autre raison. C’est pourquoi, le Prophète affirme : « Quiconque jeûne pendant le mois du Ramadhan avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. Quiconque prie les nuit de Ramadhan avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. Quiconque prie la nuit du Destin avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. »



- Parmi les choses dont le statut peut échapper à certains gens, nous pouvons recenser : si quelqu’un se fait éventuellement une plaie, saigne du nez, vomit, ingurgite de l’eau ou de l’essence sans le faire exprès, cela n’altère en rien son jeûne. Néanmoins, si quelqu’un se force à vomir il se verra automatiquement annuler le jeûne conformément aux paroles du Prophète : « Si quelqu’un venait à vomir malgré lui, il n’aura aucune compensation à faire, mais s’il se forçait à vomir, il devra récupérer son jour de jeûne. »


En outre, le jeûneur est susceptible de retarder la grande ablution jusqu’à l’aurore et pour certaines femmes de retarder la purification due aux menstrues ou à la période après l’accouchement. Or, s’il incombe à l’une d’entre elles de se purifier avant l’aube, elle doit par conséquent jeûner. Il n’y a pas d’inconvénient toutefois à retarder la grande ablution après l’aurore sans toutefois attendre le lever du soleil. Elle doit obligatoirement en effet effectuer la grande ablution et la prière du Fajr avant le lever du soleil. Pareillement, l’individu en état d’impureté ne doit pas retarder la grande ablution après le lever du soleil. Il doit plutôt la faire et célébrer la prière du Fajr avant que le jour ne se lève. L’homme doit d’autant plus se précipiter à la faire qu’il ne doit pas manquer la prière en assemblée.


Les prises de sang et les piqûres (non nutritives) notamment n’altèrent pas le jeûne bien qu’il vaille mieux faire cela le soir dans la mesure du possible, conformément aux paroles du Prophète : « Évite ce qui t’inspire le doute en faveur de ce qui ne t’inspire pas le doute. » Le Messager d’Allâh a dit également : « Quiconque s’épargne des suspicions, aura préservé sa religion et son honneur. »


- Parmi les choses dont le statut échappe à certains gens, nous avons : certaines personnes ne sont pas sereines dans leur prière qu’elle soit prescrite ou facultative. Les Propos prophétiques authentiques expriment pourtant que la sérénité fait partie des piliers de la prière, avec le recueillement. Il ne faut pas se précipiter en faisant bien revenir toutes les articulations à leur place. Bon nombre de gens font la prière du Tarawîh durant les nuits du Ramadhan sans aucune concentration ni sérénité. Ils ont plutôt tendance à picoter à la manière des poules. L’auteur d’une telle prière qui du reste n’est pas valable, est condamnable et il ne peut espérer aucune récompense.


- Parmi les choses dont le statut échappe à certains gens, nous avons : certains s’imaginent qu’il n’est pas permis de faire moins de vingt Rak’a pendant le Tarawîh. D’autres pensent qu’il n’est pas tolérable d’en faire plus que vingt et une ou vingt-trois. Ces idées reçues n’ont pas lieu d’être, elles relèvent plutôt de l’erreur et vont à l’encontre des Textes. Les Hadîth authentiques dénotent que le nombre de prières de la nuit est variable ; il n’est pas soumis à un chiffre fixe qu’il ne faudrait pas dépasser. Par contre, il est certifié que le Messager d’Allâh faisait onze prières la nuit ou éventuellement treize. Il pouvait du reste en faire moins que ce soit pendant ou en dehors du Ramadhan. Quand on lui posa la question au sujet des prières de la nuit, il a répondu : « Faites-les deux par deux, et si quelqu’un parmi vous appréhende l’aurore, qu’il fasse une seule Rak’a pour clôturer ses prières avec un nombre impair. »(7)


Il n’a donc jamais fixé un nombre déterminé de prosternation (Rak’a) ni pendant le Ramadhan ni en dehors du mois béni. C’est pourquoi les Compagnons ont parfois fait à l’époque de `Umar vingt-trois Rak’a. D’autres fois, ils en ont prié onze. Ces deux pratiques faites par `Umar et les Compagnons vivant sous son règne sont certifiées. En outre, certains anciens faisaient à l’occasion du Ramadhan, trente-six Rak’a, auxquelles ils ajoutaient trois pour le Witr, comme la mentionné Shaykh al-Islâm ibn Taymiyya – qu’Allâh lui fasse miséricorde – et d’autres savants. Ce dernier a souligné également que la chose était souple en précisant toutefois qu’il valait mieux, pour quiconque voudrait prolonger la lecture, ses inclinations, et ses prosternations en diminuer le nombre, et pour quiconque voudrait abréger la lecture, ses inclinations, et ses prosternations en augmenter le nombre comme le dénote le sens de ses paroles.

Or, en se penchant de près sur la Tradition prophétique (Sunna), on se rend compte qu’il vaut mieux malgré tout, faire onze voir treize Rak’a que ce soit au cours du Ramadhan ou en dehors de ce mois. Cette pratique correspond en effet à celle que le Prophète faisait la plupart du temps. Elle est plus indulgente pour les fidèles, et plus propice au recueillement et à la sérénité. Il n’y a pas d’inconvénient somme toute à en faire plus et cela n’est pas déconseillé comme nous l’avons déjà vu. Le mieux pour la personne qui se trouve derrière l’Imâm pendant la prière les nuits du Ramadhan, c’est de ne pas se retirer avant l’Imâm conformément aux paroles du Prophète : « Allâh écrira la récompense d’une nuit en prière à quiconque prie la nuit avec l’Imâm jusqu’à ce qu’il se retire. »


Il est légiféré pour tous les musulmans de redoubler d’efforts dans toutes les formes de rituels au cours de ce mois illustre : prières bénévoles, lecture du Coran avec attention et réflexion. Il est également recommandé de multiplier les formules : Subhâna Allâh, La Ilâh Illa Allâh, al-Hamdu li Allâh, Allâh Akbar, sans oublier la formule de repentir et les invocations légiférées. Il faut notamment répandre la morale (recommander le bien et interdire le mal), prêcher la religion d’Allâh, aider les pauvres et les miséreux, redoubler d’efforts pour contenter les parents et entretenir les liens de sang, respecter les voisins, et se rendre au chevet des malades ; bref, il faut se vouer à toute sorte de bien possible comme nous l’apprend le Hadîth cité précédemment : « Allâh vous y observe en train de rivaliser à faire le bien et Il se vante de vous auprès de Ses anges. Faites alors voir à Allâh le meilleur de vous-même. Le malheureux, c’est celui qui se prive de la Miséricorde d’Allâh. »


Dans ce registre, le Prophète a préconisé : « Quiconque y consacre une action parmi les bonnes actions, il est comme celui qui s’adonne à une obligation les autres mois. Quiconque s’adonne à une obligation durant ses jours, il est comme celui qui s’adonne à soixante dix obligations les autres mois. » Il a assuré également dans un Hadîth authentique : « La `Umra pendant le Ramadhan équivaut à un pèlerinage » ou bien a-t-il dit : « à un pèlerinage avec moi. » Les Propos prophétiques et les anecdotes concernant la légitimité de se rivaliser à faire toute sorte de bonnes œuvres au cours de ce généreux mois, sont nombreux.


Allâh est celui à qui nous implorons de nous concéder à nous-mêmes et à tous les musulmans, tout ce qui engendre Sa satisfaction ; qu’Il accepte notre jeûne et nos prières nocturnes, et qu’Il améliore notre situation ! Qu’Il nous épargne à tous les troubles aveugles ! Nous l’implorons de réformer les responsables musulmans, et qu’Il unisse leur parole sur la vérité ! Il est certes Capable et le Garant d’une telle chose !


Le Salam à vous ainsi que les Miséricordes d’Allâh et Sa bénédiction !



Par Shaykh ibn BâzLe Recteur Général du Centre de Recherche Théologique, de la Fatwa, du Prêche, et de l’Orientation.

Traduit par : Karim Zentici



(1) La vache ; 43
(2) La vache ; 238
(3) Les croyants ; 1-11
(4) La preuve évidente ; 5
(5) La lumière ; 56
(6) Rapporté par al-Bukhârî et Muslim
(7) Rapporté par al-Bukhârî et Muslim


Source ;


http://www.alminhadj.fr

Tag(s) : #Jeune
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