La science sur la voie des anciens
- Le vendredi 7 mars 2008, par IsmaiL
Les paroles qui vont suivre nous permettrons d’entrevoir ce qui constituait la perle précieuse chez nos pieux prédécesseurs - qui était la science – nourriture spirituelle des cœurs et chemin qui mène au Paradis.
Wakî’ a dit : J’ai entendu de Soufyân ath-Thawrî : « Je ne connais pas une chose dans l’adoration
qui soit meilleure que celui qui enseigne aux gens la science. »
Rabî Ibn Soulaymân a dit : J’ai entendu ach-Châfi’î dire : « La recherche de la science est
meilleure que les prières surérogatoires. »
‘Abdullâh Ibn ‘Abbâs a dit : « J’ai entrepris de partir en quête de la science, ainsi je me rendais chez les Compagnons du Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam). Je me rendais parfois chez un homme pour suivre un hadîth qu’il a entendu du Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam), et je le trouvais en train de faire la sieste, je prenais mon manteau comme un coussin devant sa porte alors que le vent soufflait sur mon visage, et j’attendais jusqu’à ce qu’il sorte.
Lorsqu’il sortait, il disait : « Qu’est-ce que tu fais là, Ô cousin du Messager d’Allâh ? » – Alors je lui disais : « J’ai suivi un hadîth que tu rapportes du Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam), et j’ai donc souhaité l’entendre de ta bouche. »
Et l’homme de répondre : « Pourquoi n’as-tu pas envoyé quelqu’un afin que je vienne chez toi ? » - Je répondis :
« C’est un devoir pour moi que de venir chez toi. »
Hassan al-Basrî a dit : « Ce bas monde en entier n’est que ténèbres en dehors de l’assise des
savants. »
Ibn Djamîl a dit : J’ai interrogé ‘Amrou Ibn Ismail – qui est une des personnes parmi les gens du hadîth [Ahl ul-Hadîth] –
« Quelle est la chose qui t’est le plus aimé, les fondements [de la religion] ou les livres de hadîth ? » – Il répondit : « Un seul livre de hadîth
m’est plus aimé que passer la nuit en veille. »
Abî Hurra rapporte d’après al-Hassan [al-Basrî] qui a dit : « Le savant est meilleur que l’ascète dans ce
bas monde, assidu dans l’adoration. »
Abû Dja’far Muhammed ibn ‘Alî Ibn Hussayn a dit : « Le savant est de par sa science plus utile et meilleur que sept cents adorateurs. »
Soufyân Ibn ‘Ounaynah rapporte que ‘Oumar Ibn ‘Abdel-‘Azîz a dit : « Quiconque agit sans science, causera
plus de mal qu’il ne fera de bien. »
‘Abdullâh Ibn Mass’oûd (radhiallâhu ‘anhu) a dit : « Sois demain un savant ou un enseignent, mais ne sois
pas entre les deux. »
Ibn Wahb a dit : « La sagesse et la science sont une lumière par laquelle Allâh guide qui Il veut, et ce n’est pas le fait [de connaître] beaucoup de
questions. »
Ibn Chakhîr a dit : « Le bienfait de la science est meilleur que le bienfait des actes d’adoration, et le
meilleur de votre religion est la crainte scrupuleuse [al-Wara’]. »
Ibn Wahb a dit : j’ai entendu Soufyân al-Thawrî dire : « Le bien dans ce bas monde est la bonne subsistance et la science, et le bien dans l’au-delà est
le Paradis. »
Al-Hassan a dit : « Si un homme étudie une des portes de la science et l’applique, cela est meilleur que
ce bas monde et ce qu’il contient. »
Certains sages ont dit : « Parmi les preuves du bienfait des savants, est que les gens aiment leur obéir. »
Abû Djuhayfa a dit : « Tiens compagnie aux grands, lie-toi d’amitié avec les savants et fréquente les sages. »
Abû Dardâ a dit : « Fait partie de l’intelligence de l’homme, ses déplacements entre les savants et ses
entrées et sorties avec eux. »
Luqmân a dit à son fils : « Supporte celui qui t’est supérieur en science et celui qui t’est inférieur en
science. Ne rejoint le rang des savants que celui qui a été patient avec eux, s’est attaché à eux et a appris de leur science doucement. »
Al-Hassan rapporte de Abû Dardâ qui a dit : « Sois un savant ou un enseignant, un amant (d’Allâh et Son
Prophète) ou un suiveur (de la Sounnah), mais ne sois pas [de ceux qui forment] la cinquième catégorie sinon tu seras perdu. » - On lui dit alors : « Qui sont les gens de la
cinquième catégorie ? » – Il dit : « Les innovateurs. »
Ibn ‘Abbâs a dit : « Tous les savants mourront et les traces de la vérité disparaîtront progressivement,
jusqu’à ce que le nombre des ignorants augmente. Certes, une fois les savants partis, ils œuvreront par ignorance, pratiqueront leur religion sans vérité et s’égareront du droit
chemin. » [1]
Notes
[1] Quelques paroles tirées de l’ouvrage de référence « Djâmi’ou bayân al-‘Ilm wal-Fadhlihi » de l’Imâm Ibn Abder-Barr - vol.1
Source :
http://www.manhajulhaqq.com
/image%2F0534736%2F20190430%2Fob_363af1_medine-650x330.jpg)