Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ

 

- Le dimanche 13 avril 2008, par Ismail




Question :


Quel est l’avis concernant le rattrapage des prières du passé - à l’exemple de ce qu’il en est pour nous qui sommes non-arabes, nous avons parmi nous beaucoup de personnes musulmanes qui prient parfois et s’en abstiennent parfois.


Et l’on prolonge cette conduite jusqu’à l’âge de trente ans ou un peu moins. Ceci dit, après la trentaine ou la quarantaine, on respecte les obligations de la prière. Faut-il alors rattraper dans cette situation, les prières obligatoires du passé afin de les compenser ? De même pour le jeûne non effectué ?


Réponse :

La personne qui aurait agit de la sorte est coupable d’une mécréance majeure [Kufr Akbar] selon le plus juste des deux avis émis par les savants à ce sujet. Ceci s’applique à ceux qui n’auraient pas, en plus, nié le caractère obligatoire de la prière. Si, en plus de la négligence, on va jusqu’à nier le caractère obligatoire de la prière, on devient mécréant à l’unanimité des savants.


 S’il se repent, accomplit les prières obligatoires, jeûne et continue ces pratiques, il redevient musulman. Mais il ne rattrape pas les actes cultuels qu’il avait abandonné délibérément, compte tenu des propos du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam : « L’Islâm efface ce qui l’a précédé, et le repentir en fait de même. » et compte tenu du fait que, quand les Compagnons combattirent les gens renégats, à l’époque de as-Siddîq (radhiallâhu ‘anhu), ils ne donnèrent pas aux personnes après leur retour à l’Islâm, l’ordre de rattraper le jeûne et les prières.


Pourtant ils étaient les meilleurs connaisseurs de la loi d’Allâh après les messagers (‘alayhim as-Salât wa sallam).



 [1] Notes [1] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 6/47-48




Source :


http://www.manhajulhaqq.com


Tag(s) : #Prière
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