Cheikh Mohamed Ali Ferkous
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Le sacrifice (du jour de l’Aïd) est obligatoire pour la personne aisée qui peut la faire après avoir subvenu à ses besoins essentiels.
Ceci est l’opinion agréée par les Hanafites et quelques Malikites[1].
Ibn Taïmia - رحمه الله – a dit : « Pour ce qui est du sacrifice (du jour de l’Aïd), le plus apparent est qu’elle est obligatoire, car le sacrifice est l’une des plus grandes pratiques rituelles de l’Islam ; et il est le rite général dans tous les pays. En plus, le rite a été joint à la prière dans le verset suivant :
﴿قُلْ إِنَّ صَلاَتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَايَ وَمَمَاتِي لِلّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ ﴾ [الأنعام : 162]
Le sens du verset :
﴾ Dis : « En vérité, ma Salât, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. ﴿ [El-'An`âm (Les Bestiaux): 162].
De même qu’Allah
﴿ فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ ﴾ [الكوثر : 2]
La traduction du verset :
﴾ Accomplis la Salât pour ton Seigneur et sacrifie. ﴿ [El-Kawthar (L’Abondance): 2].
Il a ainsi ordonné de faire le sacrifice comme il a ordonné de faire la prière ». Puis, il a ajouté : « Ceux qui nient
l’obligation (du sacrifice) n’ont pas de preuve.
Le sens du verset :
﴾ Lorsque vous vous levez pour la
Salât, lavez vos…﴿ [El-Mâ'ida (La Table Servie): 6]. Les ulémas
ont interprété ce verset en disant : lorsque vous voulez vous levez pour la Salât. Comme ils ont interprété (l’autre verset)[9] en disant : lorsque tu veux lire le Coran, prononce El-Isti`âdha[10].
Allah ﴿إِنْ هُوَ إِلَّا ذِكْرٌ لِّلْعَالَمِينَ (27)لِمَن شَاء مِنكُمْ أَن يَسْتَقِيمَ(28)﴾ [التكوير : 27-28] Le sens du verset :
Sachant que la volonté de suivre le chemin droit est obligatoire »[11].
En réalité, celles-ci témoignent en faveur de ceux qui disent que le sacrifice est obligatoire pour la personne aisée. D’autre part, les
textes rapportés sont du genre Mawqoûf[12] et contredisent les textes mentionnés ci-dessus du
genre Marfoû`[13] ; tandis qu’il
est reconnu dans la science des fondements jurisprudentiels que : « Les textes du genre Marfoû` passent avant les textes du genre
Mawqoûf ».
Alger, le 30 Rabî` El-'Awwel 1429 H,
correspondant au 6 avril 2008 G. |
[1] « Charh Mouslim » : (13/92).
[2] Lieu, non bâti, où l’on fait la prière de l’Aïd.
[3] Rapporté par Ibn Mâdjah dans ses « Sounane », chapitre
des « Immolations », concernant l’obligation ou la non obligation des immolations ? (hadith 3123), par El-Hâkim dans « El-Moustadrak » (hadith 7565), par
Ed-Dâraqoutni dans ses « Sounane » (4/276) et par Ahmed dans son « Mousnad » (hadith 8074), par l’intermédiaire d’Abou Hourayra
. Ce hadith est jugé Hassane (bon) par Ahmed Châkir dans sa recension
de « Mousnad Ahmed» (16/120) et par El-Albâni dans « Takhrîdj Mouchkilat El-Faqr » (102).
[4] Rapporté par Abou Dâwoûd dans ses « Sounane »,
chapitre des « Immolations », concernant ce qui est rapporté à propos de l’obligation des immolations (hadith 2788), par Et-Tirmidhi dans ses « Sounane », chapitre des
« Immolations » (hadith 1518), par En-Nassâ'i dans ses « Sounane », chapitre de «El-Fara` Wel `Atîra », concernant «El-Fara` Wel `Atîra »
(hadith 4222) et par Ibn Mâdjah dans ses « Sounane », chapitre des « Immolations », concernant l’obligation ou la non obligation des immolations ? (hadith 3125),
par l’intermédiaire de Mikhnef Ibn Souleym
.
El-Albâni l’a jugé Hassane (bon) dans « El-Michkât » (la deuxième recension) (hadith 1478).
[5] Rapporté par El-Boukhâri dans son « Sahîh », chapitre
de « El-`Aqîqa » (sacrifice pour le nouveau né), concernant El `Atîra (hadith 5157) et par Mouslim dans son «Sahîh », chapitre
des « Immolations », concernant «El-Fara` Wel `Atîra » (hadith 5116), par l’intermédiaire d’Abou Hourayra
.
- El-Fara` : est le premier-né de la chamelle ; les mécréants en faisaient un sacrifice pour leurs idoles. Alors, On a défendu les musulmans de le faire [« En-Nihâya » d’Ibn El-Athîr (3/435)].
- El `Atîra : sacrifice (d’un mouton ou d’une brebis) qui se faisait au mois de Radjeb [« En-Nihâya » d’Ibn El-Athîr
(3/187)].
[6] Rapporté par El-Boukhâri dans son « Sahîh », chapitre des « Immolations », concernant l’obligation de refaire l’immolation pour
celui qui l’a faite avant la prière de l’Aïd (hadith 5242) et par Mouslim dans son «Sahîh », chapitre des « Immolations », concernant le temps de l’immolation (hadith
5064), par l’intermédiaire de Djoundoub Ibn Soufyâne El-Badjali
.
[7] « Es-Seyl El-Djarâr » d’Ech-Chewkâni (4/74).
[8] Rapporté par Mouslim dans son «Sahîh », chapitre des « Immolations », concernant l'interdiction de se couper les cheveux pendant les dix
premiers jours du mois de Dhou El-Hidjah pour celui qui veut faire l'immolation … (hadith 5117), par Abou Dâwoûd dans ses « Sounane », chapitre des « Immolations »,
concernant l’homme qui coupe ses cheveux durant les dix premiers jours du mois de Dhou El-Hidjah (hadith 2791), par Et-Tirmidhi dans ses « Sounane », chapitre des
« Immolations », à propos de ne pas se couper les cheveux pour celui qui veut faire l’immolation (hadith 1523) et par En-Nassâ'i dans ses « Sounane », chapitre des
« Immolations » (hadith 4361), par Oum Salama
.
[9] Ici, Ibn Taïmia fait allusion au verset (98) de la sourate En-Nahl (Les Abeilles) :
﴿ فَإِذَا قَرَأْتَ الْقُرْآنَ فَاسْتَعِذْ بِاللّهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيمِ
﴾ [النحل : 98
Le sens du verset :
﴾Lorsque tu lis le Coran, demande la protection d’Allah contre le Diable banni﴿ [En-Nahl (Les Abeilles): 98].
[10] C’est le fait de dire : A’oûdhou Billêhi Mina Ech-Chaytâni Er-Radjîm (je demande la protection d’Allah contre le Diable banni).
[11] « Medjmoû` El-Fatâwa » d’Ibn Taïmia (23/162).
[12] Propos, acte ou approbation attribués au Prophète
.
[13] Propos ou acte attribués au Compagnon
.
Source :
http://www.ferkous.com
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