Cheikh Ali Ferkous ( qu'allah le préserve )



Les conditions exigées pour l’acceptation de l’adoration



Louange à Allah, Maître des Mondes ; et prière et salut soient sur celui qu’Allah a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au jour de la résurrection.


Ceci dit :


Les Gens de la Sounna et de la Communauté - Ahl Es-Sounna Wel-Djamâ`a- se sont mis d’accord que l’adoration ne peut être acceptée ou valide, que si elle remplit deux conditions fondamentales:


La première condition fondamentale consiste à adorer uniquement Allah sans Lui associer qui que ce soit.

 On signifie par là, la sincérité -Ikhlâs - de façon que l’adoration soit vouée à Allah et purifiée de toutes les souillures du polythéisme, car l’association à Allah annule tout rite auquel elle est mêlée.



Allah dit :



وَلَقَدْ أُوحِيَ إِلَيْكَ وَإِلَى الَّذِينَ مِنْ قَبْلِكَ لَئِنْ أَشْرَكْتَ لَيَحْبَطَنَّ عَمَلُكَ وَلَتَكُونَنَّ مِنَ الْخَاسِرِينَ. بَلِ اللَّهَ فَاعْبُدْ وَكُنْ مِنَ الشَّاكِرِينَ﴾ [الزمر: 65-66].



Le verset signifie :


﴾En effet, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont pré­cédé : « Si tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine ; et tu seras très certainement du nombre des perdants.

Tout au contraire, adore Allah Seul et sois du nombre des reconnai­ssants »﴿ [Sourate 39 : Les Groupes ; versets 65 et 66].



Allah dit aussi :


وَلَوْ أَشْرَكُوا لَحَبِطَ عَنْهُمْ مَا كَانُوا يَعْمَلُونَ﴾ [الأنعام: 88].



Le sens du verset :

﴾Mais s’ils avaient donné à Allah des associés, alors, tout ce qu’ils auraient fait eût certainement été vain﴿ [Sourate 6 : Les Bestiaux ; versets 88].


Parmi les principes de base également, le fait qu’Allah soit le Seul à établir et instituer pré­ceptes et rites.

 


Allah dit :

أَمْ لَهُمْ شُرَكَاءُ شَرَعُوا لَهُمْ مِنَ الدِّينِ مَا لَمْ يَأْذَنْ بِهِ اللهُ﴾ [الشورى: 21].



Le sens du verset :


﴾Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises﴿ [Sourate : 42, La Consultation ; verset 21].



Allah I dit aussi :


ثُمَّ جَعَلْنَاكَ عَلَى شَرِيعَةٍ مِنَ الأَمْرِ فَاتَّبِعْهَا وَلاَ تَتَّبِعْ أَهْوَاءَ الَّذِينَ لاَ يَعْلَمُونَ﴾ [الجاثية: 18].




Le sens du verset :


﴾Puis, Nous t’avons mis sur la voie de l’Ordre [une religion claire et parfaite]. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas﴿ [Sourate 45, L’Agenouillée ; verset : 18].


Allah a dit, en parlant de son Prophète :



قُلْ مَا كُنْتُ بِدْعًا مِنَ الرُّسُلِ وَمَا أَدْرِي مَا يُفْعَلُ بِي وَلاَ بِكُمْ إِنْ أَتَّبِعُ إِلاَّ مَا يُوحَى إِلَيَّ وَمَا أَنَا إِلاَّ نَذِيرٌ مُبِينٌ﴾ ]الأحقاف: 9].



Le sens du verset :



﴾Dis : « Je ne suis pas une innovation parmi les Messa­gers ; et je ne sais pas ce que l’on fera de moi, ni de vous. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé ; et je ne suis qu’un avertisseur clair »﴿ [Sourate : 46, El Ahqâf ; verset : 9].


Ceci signifie que l’adoration qu’Allah a prescrite est restreinte aux textes coraniques et prophétiques en ce qui concerne sa forme, son nombre, ses temps déterminés et ses mesures dont la transgression n’est aucunement permise, et aucun avis contraire à ces textes ne peut être considéré.



Allah dit :

 

اسْتَقِمْ كَمَا أُمِرْتَ وَمَنْ تَابَ مَعَكَ وَلاَ تَطْغَوْا إِنَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرٌ﴾[هود: 122].



Le sens du verset :

 ﴾Demeure sur le droit chemin comme il t’est commandé, ainsi que ceux qui sont revenus [à Allah] avec toi. Et ne commettez pas d’excès.

Car vraiment, Il observe ce que vous faites﴿ [Sourate : 11, Hoûd ; verset : 112].


La deuxième condition fondamentale : est adorer Allah selon ce qu’Il a prescrit par le biais de la tradition prophétique. Sur ce, il est bien clair que le Prophète est le seul et unique intermédiaire pour transmettre la révélation d’Allah et élucider tout propos et acte contenus dans la charia.

 

Pour ainsi dire, le Prophète est notre exemple à suivre dans l’adoration, et celle-ci ne peut être jugée valide et correcte que si elle est vouée uniquement à Allah et conforme à la tradition du Prophète.



Allah dit :


فَمَنْ كَانَ يَرْجُو لِقَاءَ رَبِّهِ فَلْيَعْمَلْ عَمَلاً صَالِحًا وَلاً يُشْرِكْ بِعِبَادَةِ رَبِّهِ أَحَدًا﴾ [الكهف: 110].



Le verset signifie : ﴾Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun autre à son Seigneur »﴿ [Sourate 18 : La Caverne ; verset : 110].


Allah a ordonné d’obéir à Son Prophète , en considérant que son obéissance est inhérente à la Sienne.


En effet, Allah a déclaré,:


مَنْ يُطِعِ الرَّسُولَ فَقَدْ أَطَاعَ اللهَ﴾ [النساء: 80].



Le sens du verset :


﴾Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah﴿ [Sourate : 4, Les Femmes ; verset : 80].



Allah a dit aussi :


وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانْتَهُوا وَاتَّقُوا اللهَ﴾ [الحشر: 7].


Le verset signifie :


﴾Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en﴿ [Sourate : 59, L’Exode ; verset : 7].



Dans un autre verset :


لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِمَنْ كَانَ يَرْجُو اللَّهَ وَالْيَوْمَ الآخِرَ وَذَكَرَ اللهَ كَثِيرًا﴾ [الأحزاب: 21].



Le sens du verset :

﴾En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment﴿ [Sourate : 33, Les Coalisés ; verset : 21].


De même, le Prophète a déclaré :


« Quiconque accomplit un acte [religieux] que nous n’avons pas ordonné le verra refusé »[1].


Le Prophète a élucidé cette religion et l’a transmise de la meilleure façon qui soit, exécutant ainsi l’ordre qu’Allah lui a intimé en disant :



يَا أَيُّهَا الرَّسُولُ بَلِّغْ مَا أُنْزِلَ إِلَيْكَ مِنْ رَبِّكَ وَإِنْ لَمْ تَفْعَلْ فَمَا بَلَّغْتَ رِسَالَتَهُ﴾ [المائدة: 67].



Le verset signifie :


﴾Ô Messager, transmets ce qui t’a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n’aurais pas commu­niqué Son message﴿ [Sourate : 5, La Table Servie ; verset : 67]. Le Prophète a, alors, dûment accompli Son ordre.


Ainsi, et à travers Son Messager , Allah a parachevé cette religion sans jamais rien lui omettre, comme Il l’a agréée sans jamais la réprouver.



Allah dit :


الْيَوْمَ أَكْمَلْتُ لَكُمْ دِينَكُمْ وَأَتْمَمْتُ عَلَيْكُمْ نِعْمَتِي وَرَضِيتُ لَكُمُ الإِسْلاَمَ دِينًا﴾ [المائدة: 3].



Le sens du verset :

﴾Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous﴿ [Sourate : 5, La Table Servie ; verset : 3].



Par suite, la charia a été parachevée sans aucun besoin des rajouts des hérétiques ou d’une quelconque correction.


Le Prophète a dit :


« Par Allah, je vous ai laissés sur une voie si claire que sa nuit et son jour sont pareils [par leur clarté] »[2].


Ainsi, sa nation a témoigné qu’il a transmis le message d’Allah en toute fidélité, comme il leur a demandé de le faire lors de la plus grande réunion, alors qu’il faisait le sermon du pèlerinage d’adieu.


Puis, les gens dévoués de nos pieux prédécesseurs, représentés par les Compagnons et ceux qui les ont suivis sur la bonne voie se sont attachés à la noble tradition prophétique sans la changer ni l’altérer, tout en empruntant le droit chemin. Cependant, ceux qui ont évité ce chemin et s’en sont écartés, connaîtront, certes, une triste fin.



Allah a dit :


وَمَنْ يُشَاقِقِ الرَّسُولَ مِنْ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُ الْهُدَى وَيَتَّبِعْ غَيْرَ سَبِيلِ الْمُؤْمِنِينَ نُوَلِّهِ مَا تَوَلَّى وَنُصْلِهِ جَهَنَّمَ وَسَاءَتْ مَصِيرًا﴾ [النساء: 115].



Le sens du verset :


﴾Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous lui collerons ce qu’il s’est collé, et le brûlerons dans l’Enfer.

Et quelle mauvaise destination﴿ [Sourate : 4, Les Femmes ; verset : 115].


La célébration  de l’anniversaire du Prophète et l’origine de cet évènement


Ces gens sont ceux qui aiment vraiment le Prophète , l’honorent, le considèrent sincèrement et se soumettent à sa charia en exécutant ses ordres, évitant ses interdits, acceptant avec soumi­ssion ses jugements et se conformant à sa tradition dans le fond comme dans la forme, afin d’observer l’appel d’Allah Qui a dit :


قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ وَاللهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ﴾ [آل عمران: 31].




Le verset signifie :


﴾Dis : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux »﴿ [Sourate : 3, La Famille d’Imrane ; verset : 31].


Ibn Kathîr a dit : « Ce verset juge mensongère toute personne prétendant aimer Allah sans suivre la voie du Prophète ; tant qu’elle ne se conforme pas à sa tradition ainsi qu’à la religion qu’il a transmise, en actes et en paroles, conformément au hadith authentique du Prophète :

 

« Quiconque accomplit un acte [religieux] que nous n’avons pas ordonné le verra refusé »[3]. …El-Hassan El-Basri et d’autres savants ont signalé : « Certains ont prétendu aimer Allah ; cependant, Allah les a mis à l’épreuve par la révélation de ce verset :



قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللهُ﴾ [آل عمران: 31].




Le sens :


﴾Dis : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors »﴿ [Sourate : 3, La Famille d’Imrane ; verset : 31] »[4].


Sur ce, la célébration de la naissance du Prophète innovée par certains gens, ou bien par imitation des chrétiens qui célèbrent l’anniversaire de Jésus , ou bien, soi-disant par amour et respect au Prophète , est considérée comme un acte d’hérésie interdit par la charia, du moment qu’il n’est fondé ni sur le Coran ni sur la Sounna.

 Le Prophète n’a jamais célébré la naissance de l’un des Prophètes ou des pieuses gens qui l’ont précédé, ni celui de son père Âdam , ni celui de ceux qui mou­rurent avant lui comme son oncle Hamza, ou sa femme Khadîdja .

 Aussi, les Compagnons et ceux qui les ont suivis dans la bonne voie n’étaient nullement accoutumés à célébrer de tels événements, de même qu’on a jamais rapporté que les gens des Trois Meilleures Générations, ni les Imams, leaders des quatre grandes écoles jurisprudentiels : Abou Hanîfa, Mâlik, Ech-Châffi`i et Ahmed, aient accompli un acte pareil.


Compte tenu de tout cela, si cette célébration était permise par la charia, cela aurait été sûrement sauvegardé et transmis, étant donné qu’Allah a assumé la sauvegarde et l’intégrité de sa charia.

 


Allah dit :


إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَافِظُونَ﴾ [الحجر: 9].



Le sens du verset :



﴾En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran (la révélation), et c’est Nous qui en sommes Gardiens﴿ [Sourate : 15, El-Hidjr; verset : 9].


Si cette célébration était vraiment sauvegardée, les Califes bien guidés, les Compagnons et ceux qui les ont suivis dans la bonne voie ne l’auraient, certes, pas délaissée.

 

Et si elle était une adoration de mérite qui exprime ou prouve l’amour du Prophète , ils nous auraient sûrement devancés à la pratiquer ; mais, puisqu’ils ne le firent pas, cela indique qu’elle ne fait aucunement partie de la religion d’Allah.



Le Prophète a dit :


« Quiconque invente en notre religion ce qui n’en fait partie verra son apport rejeté »[5].


Et Il a dit :


« Quiconque accomplit un acte [religieux] que nous n’avons pas ordonné le verra refusé »[6].



Il a déclaré aussi :


« La meilleure des paroles est dans le livre d’Allah, et la meilleure voie est celle de Son Prophète ; et les pires choses en religion sont les actes d’hérésie et toute hérésie est un égarement certain »[7].


Le Compagnon Houdhayfa a dit :


« N’accomplissez point des adorations que les Compagnons du Prophète n’ont pas accomplies, car les prédécesseurs n’ont rien failli à mentionner aux successeurs »[8].


Abd Allah Ibn Mass`oûd a dit aussi :


« Suivez et n’innovez point, car, certes, ce qui vous a été légué vous suffit ; et tout acte d’hérésie est un égarement »[9].


En religion les meilleures des choses


Sont celles faites par nos prédécesseurs, gens de piété


Tandis que les plus mauvaises choses


Sont celles survenues ensuite et inventées.


Le bien se réduit à suivre.


Les traces des tous premiers savants.


Et le mal entier vient en suivant.


Les innovations ajoutées ensuite.



L’origine de cette célébration revient à l’époque de la dynastie des Bani-`Oubeyd, chiites plus connus sous le nom de Fatimides.


Les Fatimides ont inventé de nombreuses célébrations d’anni­ver­saires du Prophète , de sa Famille, et de multitude de saints et de pieuses gens, ainsi qu’un nombre considérable de personnes égarées comptant parmi les charlatans et les adorateurs des tombeaux.


Ils célébrèrent le jour de l’an, suivant ainsi les juifs, et l’anniv­er­saire du Prophète , suivant les chrétiens.

 

Ils célébrèrent, aussi, le jour de Achoura, l’anniversaire du Compagnon Ali Ibn Abi Tâlib , des Compagnons El-Hassan et El-Houssayn, de Fatima et de tout calife en place; ils fêtèrent aussi la veille du premier jour du mois de Radjab, le 15 du même mois, la veille du premier jour de Cha`bâne, le 15 du même mois, la fête du ruisseau « Ghadîr », l’habillement de l’hiver, celui de l’été, la saison d’ouverture du Golfe, le jour de l’an chiite (le premier jour de l’année solaire persane) « Nawrouz », et bien d’autres fêtes.


Le premier qui a innové la célébration de l’anniversaire du Prophète est El-Mou`iz Li Dîne Allâh en l’an 362 de l’hégire au Caire. Puis, on continua de le fêter jusqu’à ce que le comman­deur des armées El-Afdhal Abou El-Qâssim Ibn Badr El-Djamâli, le vizir du calife El-Mousta`li Bi Allah l’annula en l’an 490 de l’hégire[10].


Puis vint ensuite Omar Ibn Mohammed El-Moulla El-Irbili[11], l’un des soufis les plus célèbres[12], qui fut le premier à réitérer l’acte hérétique de la célébration de la naissance du Prophète [13], et par la suite le roi d’Irbil[14] et bien d’autres suivirent son exemple.


Cela signifie clairement que ces célébrations de naissance sont innovées par la secte chiite des Fatimides Batinis, qui sont, selon les références historiques, la cause de leur propagation et leur large diffusion.

 

En faisant ainsi, ils ont emboîté le pas aux juifs et aux chrétiens, dont l’imitation nous a été interdite par le hadith du Prophète qui a dit :

 


« Vous suivriez la voie de ceux qui vous ont précédé empan par empan et coudée par coudée, même s’ils entraient dans un trou de lézard, vous les suivriez». Ô Envoyé d’Allah, nous écriâmes­nous, s’agit-il des juifs et des chrétiens ? « Et alors, répliqua-t-il, de qui donc sinon ? »[15].


Sans doute, les chiites sont les gens les plus influencés par les juifs et les chrétiens, c’est pour cela qu’ils les ont imités dans leurs fêtes, leurs emblèmes et dans la plupart de leurs idées et croyances.


Toute personne analysant les origines et les racines du credo des chiites y verra clairement l’empreinte des convictions idolâtres, assy­riennes et babyloniennes.


Leurs convictions à l’égard d’Ali Ibn Abi Tâlib et les Imams descendants de la famille du Prophète sont similaires en tout point à celles des chrétiens à l’égard de Jésus .


Cela n’est guère étrange, puisque celui qui a établi les fon­dements de la croyance chiite est Abdallah Ibn Saba', juif de la tribu de Himyar du Yémen, qui se convertit, en apparence, à l’Islam et transféra le contenu de la pensée et la croyance juives vers le chiisme[16].


Événements et faits blâmables


Les musulmans ne connaissaient pas ces célébrations de nai­ssance avant le quatrième siècle de l’hégire.


Les prédécesseurs ne les ont pas célébrés alors que c’était tout à fait possible à l’époque, comme il n y avait aucun empêchement.


Et si ces célébrations étaient du bien pur, ou leur pratique était valable, les prédécesseurs n’auraient sûrement pas raté de les pratiquer, car ils aimaient le Prophète , l’honoraient, le magnif­iaient et se préoccupaient à accomplir les actes de bien beaucoup plus que nous puissions le faire, comme l’a déclaré Cheikh El-Islâm Ibn Taïmia dans son livre « El-Iqtidhâ' »[17], sachant que le Prophète a dit : « Accrochez-vous à ma Sounna et à la tradition des Califes bien guidés qui viendront après moi; mordez-y à pleines dents »[18].


Or, les Califes bien guidés n’ont pas pratiqué ces célébrations, mais l’origine de celles-ci revient aux chiites fatimides en premier, puis les soufis les ont purement imités et ont fait de la célébration de la naissance du Prophète une fête religieuse, en lui incluant des actes d’hérésie, prétendant l’amour du Prophète .

Ainsi, ils allument les cierges et les lumières dans les maisons, les mos­quées et auprès des tombeaux, ils agitent les foules en utilisant des pétards de tous types et de toutes couleurs pour s’amuser et se distraire. Ils gaspillent de l’argent en achetant les outils de décora­tion, en organisant des festivités et en préparant des repas.

En parallèle, les médias diffusent à cette occasion de la musique, des chansons et des cantiques populaires. Les hommes se mêlent, au cours de ces manifestations, aux femmes d’une façon tout à fait intolérable.


Dans la période des célébrations, des écrivains et des poètes s’occupent activement à faire l’éloge du Prophète et à remé­morer sa biographie par le biais des journaux et des revues qui donnent accès aux gens pervers qui suivent leurs mauvaises passions à diffuser des critiques moqueuses, incitant à l’égarement et ébranlant les principes, surtout qu’elle comportent en elle-même de l’extrémisme, ainsi que de fausses informations et des jugements de la charia non confirmés.

 

Des provocations et des défis se mêlent à leurs écrits.

Le pire est certainement la façon dont agissent les confréries soufies en fêtant la naissance du Prophète , puisqu’ils mani­festent son aspect religieux en se rassemblant autour des tombes en chantant des cantiques, prononçant des invocations déterminées et lisant des recueils de hadiths relatifs à la naissance du Prophète qui sont mensongers.

 

Tout ceci est suivi de musiques de tambours, de danses excentriques et d’applaudissements ; de même que le manque de respect envers le livre d’Allah, et les poèmes et les éloges faits pour le Prophète qui recèlent de l’exagération et de la galanterie, qui sont interdites par le Prophète qui a déclaré : « Ne me flattez point de la façon dont les chrétiens ont flatté Jésus le fils de Marie ; certes, je ne suis qu’un serviteur; donc, dîtes plutôt : serviteur et messager d’Allah »[19].


Tout ceci n’est qu’un aperçu de ces actions qui, dans l’ensemble, ne se démarquent point des festivités populaires folkloriques qui empruntent l’aspect religieux. Les organismes officiels veillent sur ces festivités, en considérant l’anniversaire du Prophète comme étant une fête religieuse pour laquelle des jours fériés sont consacrés, alors qu’Allah n’a établi que deux fêtes uniques pour les musulmans.


Anas Ibn Mâlik a dit : « Lorsque le Prophète pénétra Médine, ses habitants avaient coutume de se réjouir et de se divertir au cours de deux jours précis de l’année. Il interrogea alors les gens : « Que représentent ces deux jours ? », ils répondirent : « Ce sont deux jours où nous avions l’habitude de nous réjouir avant l’Islam », Il déclara alors : « Allah les a substitués par deux autres qui sont meilleurs : « Le jour de l’Aïd El-Adha et le jour de l’Aïd El-Fitr » »[20].


J’avoue que ce qui m’étonne le plus est le comportement d’une partie des prêcheurs qui prétendent, en d’autres temps, suivre la voie des Compagnons et ceux qui les ont suivis dans le bien et s’attacher au Livre et à la Sounna, en les favori­sant sur tout autre fondement. Ils prétendent appliquer la religion, suivant la compré­hension des pieux prédécesseurs dont l’honnêteté et l’imamat font l’unanimité de la nation.


Mais dès que l’influence des soufis s’amplifie dans le pays, ils participent à leurs activités et se joignent à eux autour de tables lors des festins. Ils fournissent aussi de grands efforts pour justifier les agissements de ces soufis grâce à des arguments fallacieux et des propos d’érudits avec lesquels ils forment un ensemble de preuves afin de donner - prétendument - un aspect religieux à leurs points de vue et préserver leurs intérêts et objectifs. Ainsi, ils ménagent ces soufis et soutirent leur agrément, comme on dit : « À Rome, il faut vivre comme les Romains». Mais, ils oublient que c’est sur le fait d’être agréé par Allah qu’ils auraient dû s’appliquer, s’ils étaient sincères et réellement croyants.


Le Prophète a dit :


« Quiconque cherche à satisfaire Allah en provoquant la colère des gens, Allah se chargera de repousser les gens de lui ; mais quiconque provoque la colère d’Allah en cherchant à satisfaire les gens, Allah le laissera à la merci des gens »[21].



Le plus étonnant est dès que les Gens de la Sounna retrou­vent l’entente autour de la vérité et la religion et que leur union pèse de nouveau, ces gens-là connaissent aussitôt un revirement hâtif et s’empressent à se placer au premier rang pour diffuser leurs conseils et orientations.


Allah a décrit ce genre de personnes en disant :



وَمِنَ النَّاسِ مَنْ يَقُولُ آمَنَّا بِاللهِ فَإِذَا أُوذِيَ فِي اللهِ جَعَلَ فِتْنَةَ النَّاسِ كَعَذَابِ اللهِ وَلَئِنْ جَاءَ نَصْرٌ مِنْ رَبِّكَ لَيَقُولُنَّ إِنَّا كُنَّا مَعَكُمْ أَوَلَيْسَ اللهُ بِأَعْلَمَ بِمَا فِي صُدُورِ الْعَالَمِينَ. وَلَيَعْلَمَنَّ اللهُ الَّذِينَ آمَنُوا وَلَيَعْلَمَنَّ الْمُنَافِقِينَ﴾ [العنكبوت: 10-11].




Le verset signifie :


﴾Parmi les gens il en est qui dit : « Nous croyons en Allah » puis, si on les fait souffrir pour la cause d’Allah, ils considèrent l’épreuve de la part des hommes comme un châtiment d’Allah. Or, s’il vient du secours de ton Seigneur, ils diront certes : « Nous étions avec vous ! » Allah n’est-Il pas le Meilleur à savoir ce qu’il y a dans les poitrines de tout le monde ? Allah connaît parfaitement les croyants et connaît parfaitement les hypocrites﴿ [Sourate : 15, L’Araignée ; verset : 10 et 11].



Suspicions et tromperies


La coutume des gens qui suivent les mauvaises passions est de s’attacher aux suspicions avec lesquelles ils trompent le commun des gens et leurs analogues. Des suspicions que tout ignorant prend, par naïveté, pour des preuves et des jugements religieux[22].



Allah a dit :


وَيَقُولُونَ هُوَ مِنْ عِنْدِ اللهِ وَمَا هُوَ مِنْ عِنْدِ اللهِ وَيَقُولُونَ عَلَى اللهِ الْكَذِبَ وَهُمْ يَعْلَمُونَ﴾ [آل عمران: 78].




Le sens du verset :


﴾et ils disent : « Ceci vient d’Allah », alors qu’il ne vient point d’Allah. Ils disent sciemment des mensonges contre Allah﴿ [Sourate 3 : La Famille d’Imrane ; verset : 78].


Parmi les suspicions et les arguments que ces gens avancent, le verset suivant :


قُلْ بِفَضْلِ اللهِ وَبِرَحْمَتِهِ فَبِذَلِكَ فَلْيَفْرَحُوا هُوَ خَيْرٌ مِمَّا يَجْمَعُونَ﴾ [يونس: 58].




Qui signifie :


﴾Dis : « [Ceci provient] de la grâce d’Allah et de Sa miséri­corde ; voilà de quoi ils devraient se réjouir. C’est bien mieux que tout ce qu’ils amassent﴿ [Sourate 10 : Younous ; verset : 58].



Ils prétendent que ce verset contient un ordre qui pousse à se réjouir de la naissance du Prophète et de la célébrer.


Ils avancent aussi comme preuve le verset :


وَذَكِّرْهُمْ بِأَيَّامِ اللهِ إِنَّ فِي ذَلِكَ لَآيَاتٍ لِكُلِّ صَبَّارٍ شَكُورٍ﴾ [إبراهيم: 5].




Le sens du verset :


﴾Et rappelle-leur les jours d’Allah [Ses bienfaits]. Dans tout cela il, y a des signes pour tout homme plein d’endurance et de reconnaissance﴿ [Sourate 14 : Ibrâhîm ; verset : 5], en guise de remerciement à Allah pour la grâce de la naissance du Prophète .


Le verset signifierait alors, selon leur croyance, qu’il est permis de désigner le douzième jour du mois Rabî` El-Awwel pour mani­fester la joie et la gaieté que suscite le jour de sa naissance , et enseigner aux gens tous les traits qui jalonnent sa biogra­phie, tels que ses bonnes manières, les miracles dont il a été doté, sa description générale ainsi que les épreuves et les souffrances qu’il a endurées tandis qu’il restait fidèle à l’obéissance à Allah, et ne transgressait pas Ses interdits.

 Il admettait pleinement Son destin, Le remerciait ample­ment pour Ses bienfaits et accomplissait purement Son adoration.


Selon eux, tout cela est une façon de rappeler aux gens les jours d’Allah. De même qu’ils soutiennent leur avis par le hadith rapporté par l’Imam Mouslim où le Prophète répondit à une question relative au jeûne du lundi en disant :

 

« C’est en ce jour que je suis né, et c’est aussi en ce jour que le Coran me fut révélé »[23].


Ce hadith prouverait que la naissance du Prophète est très honorable, ce qui implique, d’après eux, que sa célébration est un acte permis en Islam.



Afin d’appuyer leur avis, ils avancent aussi comme preuve, le fait qu’Abou Lahab voit sa souffrance atténuée chaque lundi, car il avait affranchi Thouayba lorsqu’elle lui annonça la nouvelle de la naissance du Prophète ainsi que le rapporte El-Boukhâri :


« `Ourwa a dit : Thouayba était une esclave d’Abou Lahab, puis il l’affranchit et elle allaita le Prophète . Lorsque Abou Lahab mourut, certains de ses proches le virent en rêve dans le pire état qui soit et le questionnèrent : que t’est-il arrivé ? Abou Lahab, répondit alors : je n’ai connu aucun [répit], à part que, grâce à l’affranchissement de Thouayba, on me désaltère »[24].


Et si le supplice d’Abou Lahab est allégé grâce à la joie qu’il a éprouvée au jour de la naissance du Prophète , alors la gaieté et la joie qu’on manifeste pour fêter ce jour sont sans doute permises par la charia[25].


Les confréries soufies disent que ceci est une sorte de remer­ciement à Allah pour avoir créé le Prophète .

 

Ce remerciement s’accomplit, soi-disant en organisant des réceptions, pour donner à manger aux gens, aider les nécessiteux en plus des autres œuvres bénéfiques, comme le fait de se rassembler en groupe pour réciter le Coran, évoquer Allah et invoquer la paix et le salut sur le Prophète ; ainsi qu’écouter et lire son honorable et glorieuse biographie.

Toutes ces choses sont louables - à leur considération - et ne sauraient être interdites ; par contre, il est recommandé de les pratiquer afin d’évoquer le souvenir de l’évén­ement. Et la preuve sur laquelle ils se basent est que le Prophète a incité sa nation à jeûner le jour de Achoura en guise de remerciement à Allah pour avoir sauvé en ce jour Moïse et ceux qui l’accompagnaient.

Tout cela donc, implique la permission de fêter la naissance[26] du Prophète . En outre, le fait de se réunir au cours de ces festivités démontrerait l’amour et la vénération qu’on éprouve au Prophète .


Certains prétendent que, bien que les anniversaires soient à l’origine des pratiques propres aux Gens du Livre, celle-ci s’est bien répandue chez les musulmans et est devenue un usage courant propre à eux aussi. Or, les innovations religieuses sont inhérentes aux rites religieux et non aux usages courants.


Réfutation de ces suspicions et des autres arguments


Il est notoire que l’interprétation du verset suivant :


قُلْ بِفَضْلِ اللهِ وَبِرَحْمَتِهِ فَبِذَلِكَ فَلْيَفْرَحُوا هُوَ خَيْرٌ مِمَّا يَجْمَعُونَ﴾ [يونس: 58].



Le sens du verset : ﴾Dis : [ceci provient] de la Grâce d’Allah et de Sa Miséricorde ; voilà de quoi ils devraient se réjouir. C’est bien mieux que tout ce qu’ils amassent﴿ [Sourate 10 : Younous ; verset58] par la naissance du Prophète n’est appuyé par aucune exégèse.

Cette interprétation contredit, plutôt, l’inter­prétation des honorables Compagnons et celle des Imams, tels que Ibn `Abbâs et Abou Saïd El-Khoudri , qui ont expliqué (la Grâce d’Allah) par le Coran et (Sa Miséricorde) par l’Islam. Ils ont expliqué également (la Grâce d’Allah) par le Coran et (Sa Miséricorde) par le fait de se soumettre à Ses commandements. D’autres ont dit que (la Grâce d’Allah) est le fait de se soumettre à ses commandements et (Sa Miséricorde) est le Coran[27].

En somme, Allah n’a pas ordonné à ses serviteurs de fêter ou de commémorer la nuit de la naissance du Prophète . Il leur a plutôt ordonné de se réjouir de l’Islam, qui est la religion de la vérité révélée au Prophète Mohammed .

 Ceci est confirmé par le verset suivant :


وَمَا أَرْسَلْنَاكَ إِلاَّ رَحْمَةً لِلْعَالَمِينَ﴾ [الأنبياء: 107].




Le sens du verset :


﴾Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers﴿ [Sourate 21 : Les Prophètes ; verset 107].


Ce verset fait référence à l’envoi du Prophète Mohammed et non pas à sa naissance. Allah dit, en évoquant les grâces qu’Il a octroyées aux croyants, ce qui suit :



لَقَدْ مَنَّ اللهُ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ إِذْ بَعَثَ فِيهِمْ رَسُولاً مِنْ أَنْفُسِهِمْ﴾ [آل عمران: 164].



Le sens du verset :


﴾Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a envoyé chez eux un Messager de parmi eux-mêmes﴿ [Sourate 3 : La Famille d’Imrane ; verset 164].


Il est rapporté dans « Sahîh Mouslim » le hadith suivant :


« Je n’ai pas été envoyé pour maudire les gens, mais j’ai été envoyé comme miséricorde[28]»[29].


Dans un autre hadith rapporté aussi par l’Imam Mouslim, le Prophète fut questionné sur le jeûne du lundi. Il répondit :


« C’est en ce jour que je fus envoyé »[30].


Et en ce qui concerne le verset suivant :

 


وَذَكِّرْهُمْ بِأَيَّامِ اللهِ إِنَّ فِي ذَلِكَ لَآيَاتٍ لِكُلِّ صَبَّارٍ شَكُورٍ﴾ [إبراهيم: 5].



Le sens du verset :


﴾Et rappelle-leur les jours d’Allah». [Ses bienfaits]. Dans tout cela il y a des signes pour tout homme plein d’endurance et de reconnaissance﴿ [Sourate 14 : Ibrâhîm ; verset 5].


Ce verset rappelle aux gens les bienfaits d’Allah et ses défaveurs qui se sont abattues sur les peuples comme celui de Noûh (Noé), `Âd et de Thamoûd.


Le verset incite les hommes à ce qu’ils doivent faire, d’une part, et les met en garde, d’autre part, contre le mal qu’ils ne doivent pas faire. Ce rappel renferme des significations importantes pour tout musulman en ce qui concerne le monothéisme et la puissance parfaite d’Allah.


Le verset sus-cité est suivi de deux qualités, citées ci dessus, qui sont la «persévérance et la reconnaissance», car elles sont les composantes essentielles de la foi[31]. Dans un autre hadith authentique, le Prophète dit :


« Ce que l’affaire du croyant est étonnante ! Son affaire ne comporte que du bien, et cette faveur n’appartient qu’au croyant : s’il est l’objet d’un événement heureux, il remercie Allah et c’est là pour lui une bonne chose. S’il est victime d’un malheur, il l’endure avec patience et c’est là encore pour lui une bonne chose »[32].


Il est notoire aussi que les Compagnons ainsi que tous les croyants qui sont venus après eux, qui endurent les situations difficiles, remercient Allah dans l’aisance, revivent la Sounna du Prophète et suivent sa voie, n’ont pas compris de ce verset la célébration de la naissance du Prophète , ni de près ni de loin. De plus, ils n’ont jamais célébré cette journée. En effet, cette célébration s’est produite après l’époque des Trois Meilleurs Générations.


Quant à leur argumentation avec ledit hadith qui est : « C’est en ce jour que je fus envoyé »[33], la réponse est de dire que le hadith incite seulement à jeûner le lundi[34] dans lequel le Prophète s’est limité à jeûner. Ainsi, ce qui suffit au Prophète suffit à sa nation. Pour cela, remercier Allah pour la naissance du Prophète se limite au jeûne qu’il a recommandé, ceci est d’une part.

D’autre part, le lundi qui est le jour de la naissance du Prophète et son envoi, tel cité dans un hadith, a coïncidé avec le jour de sa mort et ceci sans divergence aucune [35] [entre les savants]. Il est connu aussi que sa naissance et sa mort étaient dans le mois de Rabî` El-Awwel.


Donc, pourquoi se réjouit-on de sa naissance et ne s’attriste-t-on pas de sa mort ? Car le chagrin n’est pas moins important que la joie, sachant que la mort du Prophète est l’une des plus grandes calamités que la nation musulmane ait subies.


 Le Prophète a dit :


« Que quiconque parmi les gens -ou parmi les croyants- sur lequel s’abattrait un malheur se rappelle, en consolation, du malheur de ma perte ; car personne de ma nation ne saurait être atteint d’un malheur pire que de me perdre »[36].


Le savant Ibn El-Hâdj El-Mâliki –رحمه الله- a dit : « Il est très étonnant de voir ces gens célébrer la naissance du Prophète en chantant et en se réjouissant de sa naissance dans ce mois sacré [Rabî` El-Ewwel], alors que le Prophète a quitté ce monde dans ce même mois.

Ainsi, la nation musulmane fut affligée par un malheur sans égal. Sur ce, il y a plutôt lieu de pleurer, de s’attrister énormément et que chacun s’isole chez lui pour avoir perdu le Prophète , conformément au hadith suivant : « Que le malheur de ma perte console les musulmans au moment de leurs autres malheurs »[37].


Le 12ème jour du mois de Rabî` El-Awwel n’est aucunement avantagé par rapport aux autres jours, même s’il s’avère qu’il est le jour de la naissance du Prophète , car personne n’a rapporté que le Prophète l’a caractérisé par un jeûne ou par une quel­conque autre action, de même que les Trois Meilleurs Généra­tions qui sont venues après lui. Ceci confirme une fois de plus qu’il n’est pas avantagé par rapport aux autres jours.


On doit souligner que Omar Ibn El-Khattâb et les honorables Compagnons étaient unanimes à arrêter le commen­cement du calendrier hégirien par l’émigration du Prophète . Ils contredisaient ainsi les chrétiens dont le calendrier commence par la naissance du Messie . Saïd Ibn El-Moussayyib a dit : « Omar Ibn El-Khattâb a réuni les musulmans et leur a demandé : « A partir de quel jour commence t-on notre calendrier ? » Ali Ibn Abi Tâlib a dit : « Depuis l’émigration du Prophète de la terre du polythé­isme ». Omar Ibn El-Khattâb approuva cela[38].


En outre, Il n’a jamais été rapporté que les Compagnons du Prophète célébraient son émigration, sa naissance, son envoi ou sa mort. De plus, ils n’ont pas imité les chrétiens dans l’établi­ssement du calendrier islamique, car il est de notoriété que les chrétiens tiennent comme fêtes les naissances des Prophètes. Donc, pourquoi s’éloigner de la voie des Califes bien guidés et s’attacher à la voie des chrétiens égarés ? Le Prophète a dit : « Accrochez-vous à ma Sounna et à la tradition des Califes bien guidés qui viendront après moi ; mordez-y à pleines dents »[39].


Tout le monde sait aussi que l’obéissance aux Compagnons est sans doute obligatoire et que le châtiment menace ceux qui se détournent de la voie des croyants. Allah dit :



وَمَنْ يُشَاقِقِ الرَّسُولَ مِنْ بَعْدِ مَا تَبَيَّنَ لَهُ الْهُدَى وَيَتَّبِعْ غَيْرَ سَبِيلِ الْمُؤْمِنِينَ نُوَلِّهِ مَا تَوَلَّى وَنُصْلِهِ جَهَنَّمَ وَسَاءَتْ مَصِيرًا﴾ [النساء: 115].



Traduction du sens du verset :


﴾Et quiconque fait scission d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous lui collerons ce qu’il s’est collé, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination !﴿ [Sourate 4 : Les Femmes ; verset 115].


Quant à l’argument relatif à la vision en rêve d’Abou Lahab - après sa mort - et que son châtiment s’allège chaque lundi[40], on peut y répondre de diverses manières :


Premièrement : Il n’y a pas dans le hadith rapporté par El-Boukhâri que chaque lundi la souffrance d’Abou Lahab est allégée. Il n’y est pas mentionné aussi que Abou Lahab a affranchi Thoueyba parce qu’elle lui a annoncé la naissance du Prophète . Ibn Hadjar a dit qu’Abou Lahab l’a affranchie après l’émig­ration du Prophète [41] et il est rapporté aussi qu’il l’a affranchie bien avant la naissance du Prophète [42].


Deuxièmement : Ce récit est un récit Moursel[43] rapporté par `Ourwa de cette façon, sans qu’il mentionne celui qui l’a rapporté.


Troisièmement : Si on suppose que ce récit est Mawsoûl, il s’agira, donc, d’une vision au sommeil. Par conséquent, on ne peut pas s’y argumenter, tel énoncé par Ibn Hadjar[44].

 Par ailleurs, El-Mou`allimi –رحمه الله– a dit : « Les savants se sont entendus que les visions (rêves) ne peuvent être utilisés comme arguments. Elles sont annonciatrices des bonnes nouvelles et servent d’averti­ssement. Elles sont valables quand elles coïncident avec une preuve religieuse authentique »[45].


Quatrièmement : Celui qui a vu Abou Lahab en rêve est son frère El-`Abbâs et ce, une année après la mort d’Abou Lahab dans la bataille de Badr, tel mentionné par El-Souhaïli[46]. Il se pourrait, alors, qu’El-`Abbâs , ne se soit pas encore converti à l’Islam[47].


Cinquièmement : Ce récit contredit le Coran et le consensus des savants musulmans.


Allah a dit :


وَقَدِمْنَا إِلَى مَا عَمِلُوا مِنْ عَمَلٍ فَجَعَلْنَاهُ هَبَاءً مَنْثُورًا﴾ [الفرقان: 23].


Le sens du verset :


﴾Nous avons considéré l’œuvre qu’ils ont accomplie et Nous l’avons réduite en poussière éparpillée﴿ [Sourate 25 : Le Discernement ; verset 23].



Allah dit aussi :

 


وَالَّذِينَ كَفَرُوا أَعْمَالُهُمْ كَسَرَابٍ بِقِيعَةٍ يَحْسَبُهُ الظَّمْآنُ مَاءً حَتَّى إِذَا جَاءَهُ لَمْ يَجِدْهُ شَيْئًا﴾ [النور: 39].



Traduction du sens :


﴾Quant à ceux qui ont mécru, leurs actions sont comme un mirage dans une plaine désertique que l’assoiffé prend pour de l’eau. Puis quand il y arrive, il s’aperçoit que ce n’était rien﴿ [Sourate 24 : La Lumière ; verset 39].



Allah dit aussi :



مَثَلُ الَّذِينَ كَفَرُوا بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدَّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ﴾ [إبراهيم: 18].



Le sens du verset :



﴾Les œuvres de ceux qui ont mécru en leur Seigneur sont comparables à de la cendre violemment frappée par le vent, dans un jour de tempête﴿ [Sourate 14 : Ibrâhîm ; verset 18].



De plus, Abou Lahab était parmi les personnes les plus hostiles au Prophète et parmi ceux qui lui ont porté atteinte le plus. Ceci réduit à rien le fait qu’il a manifesté de la joie, si ce fait s’avère authentique.

 


El-Qâdhî `Iyadh a indiqué que les avis sont unanimes pour dire que les mécréants ne profiteront aucunement de leurs actions. Ils n’y obtiendront aucune récompense, et leur châtiment ne sera jamais allégé, même si certains d’entre eux seront châtiés plus que d’autres[48].



Sixièmement : Même si on suppose que ses souffrances ont été allégées grâce à l’affranchissement de Thoueyba, parce qu’elle l’a informé de la naissance du Prophète et en raison de son allaitement ; ceci ne saurait échapper au Prophète et il l’aurait su comme il a su que le châtiment d’Abou Tâlib a été allégé en raison de sa protection du Prophète et du soutien qu’il lui a apporté.

 En dépit de cela, il n’a pas fait du jour de sa naissance une fête, non plus les gens des Trois Meilleures Générations.


En ce qui concerne l’aide accordée aux pauvres par la distribution de la nourriture et les autres actes de bonté et de bienfaisance ; s’ils sont accomplis de la façon recommandée par la charia, ils compteront alors parmi les meilleures œuvres d’obéi­ssance rapprochant à Allah.

 

Mais, il est inacceptable d’accomplir ces actes exclusivement en certaines occasions sans s’appuyer sur des textes religieux, conformément à la règle suivante : « Si un principe est invalide, ses branches le sont aussi »[49].


Cependant, les prêches, les admonitions, les morales, la lecture du Coran, l’évocation d’Allah, la prière sur le Prophète et l’étude de sa biographie sont recommandés à tout moment et partout ; dans les mosquées, les écoles, les assemblées publiques et privées.

La règle précédente s’y applique : « Si un principe est invalide, applicable qu’il soit, ses branches sont aussi invalides »[50].


Si l’on veut dire par les prêches, les admonitions et l’étude de sa biographie sa commémoration, on dit qu’Allah s’est chargé d’exalter sa renommée dans ce monde, à travers le temps et dans l’au-delà; il est mentionné dans l’appel à la prière joint au nom d’Allah, dans les prêches, dans les prières, dans El-Iqâma et Et-Tachahhoud …etc.

Ainsi, se limiter à son évocation dans le jour de la célébration de sa naissance est une négligence à son encontre et constitue une atteinte à sa valeur, sa révérence et son amour.


Quant à la question de l’Achoura dont le Prophète a recommandé de jeûner en guise de reconnaissance à Allah pour avoir sauvé Moïse et ceux qui étaient avec lui, il s’agit d’une soumission et d’une obéissance au Prophète .

C’est aussi une reconnaissance à Allah pour avoir soutenu la justice contre l’injustice. Mais il n’y a aucune preuve pour justifier la commé­moration de la naissance du Prophète , ou se rassembler à cet effet ou organiser des fêtes religieuses sous prétexte de relier les dates aux événements. Par contre, la recommandation du Prophète à sa nation consiste à remercier Allah en jeûnant et non pas à considérer Achoura comme étant une fête et co­mmémorer, par la suite, la naissance du Prophète , car il n’y a pas, en Islam, comme sus-cité, des fêtes annuelles mis à part les deux Aïds : l’Aïd El-Adha et l’Aïd El-Fitr.

 Et si Allah l’avait institué comme fête, Il aurait ordonné de ne pas le jeûner, car les musulmans sont les invités d’Allah au moment de l’Aïd, et jeûner alors est considéré comme un refus de l’hospitalité. Pour cela, il est inacceptable de joindre, par analogie, le jugement de la célébration de la naissance du Prophète à Achoura, car, la célébration de Achoura n’a pas été instituée par la charia.



De plus, la célébration de la naissance de Jésus n’est pas une habitude pour les mécréants, mais elle est un rite, tel cité par Ibn El-Qayyim –رحمه الله- : « Celui qui caractérise des lieux et des dates par des rites de son propre gré à cet effet est pareil aux Gens du Livre (les chrétiens) qui ont fait des différents états du Messie des cérémonies et des rites, tels que la célébration du jour de sa naissance et son baptême[51] et les autres faits de sa vie »[52].



Même si on admet que la célébration de la naissance de Jésus est seulement une habitude, il nous est interdit de suivre les pas des Gens du Livre ou de les imiter, que ce soit dans leurs fêtes ou dans leurs autres affaires, car le Prophète a dit :


« Quiconque imite des gens devient un des leurs »[53].



Le hadith indique, au minimum, que nous ne devons pas les imiter. Il implique, en apparence, la mécréance de ceux qui les imitent, car Allah dit :



وَمَنْ يَتَوَلَّهُمْ مِنْكُمْ فَإِنَّهُ مِنْهُمْ﴾ [المائدة: 51].

 

Le sens du verset :



﴾Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs﴿[54] [Sourate 5 : La Table Servie ; verset 51].


Il va de soit que le fait de les imiter dans les affaires d’ici-bas entraîne leur amour et leur alliance. Alors, que dire de leur imitation en ce qui concerne les affaires de la religion ? Ceci peut entraîner davantage leur alliance et leur amour. Ces derniers contredisent la bonne foi, tel énoncé par Cheikh El-Islâm Ibn Taïmia –رحمه الله– [55].


L’obéissance au Prophète est le signe de son amour et de sa révérence


L’amour du Prophète et sa révérence ne se manifestent pas du tout par les hérésies, devant lesquelles il a incité sa nation à se mettre en garde, mais se manifestent plutôt par l’obéissance qui lui est due, la soumission aux ordres et aux jugements religieux, suivre sa voie et l’imiter dans le fond et dans la forme, conformément au verset suivant :



قُلْ إِنْ كُنْتُمْ تُحِبُّونَ اللهَ فَاتَّبِعُونِي يُحْبِبْكُمُ اللهُ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ وَاللهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ﴾ [آل عمران: 31].



Le sens du verset :


﴾Dis : si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux﴿ [Sourate 3 : La Famille d’Imrane ; verset 31].



Allah dit aussi :


لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ لِمَنْ كَانَ يَرْجُو اللهَ وَالْيَوْمَ الآخِرَ وَذَكَرَ اللهَ كَثِيرًا﴾ [الأحزاب: 21].

 


Le sens du verset :



﴾En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment﴿ [Sourate 33 : Les Coalisés ; verset 21].


Les Compagnons du Prophète l’aimaient et le révéraient plus que nous le faisons. Ils veillaient plus que leurs successeurs à l’accomplissement des actes de bien et ils étaient les premiers à les accomplir.

Ils sont les meilleurs connaisseurs de ce qu’il convient de faire au Prophète . En outre, s’il y avait dans la célébration de la naissance du Prophète et d’en faire une fête le moindre signe d’amour, de grâce ou de révérence, ils auraient été les pre­miers à l’organiser, mais personne n’a rapporté cela. Ils sont connus plutôt pour leur amour, croyance, soumission, révérence au Pro­phète , leur attachement à sa Sounna, leur prédication à sa voie et leur application à réaliser cela par le prêche et par l’action.

 Ils l’aimaient bien plus que leurs âmes, leurs familles, leurs biens et toute autre personne [56].


Tel est l’amour sincère qui reflète l’obéissance et la soumi­ssion à la charia du bien aimé , car l’obéissance à un aimé est le signe de son amour et de sa révérence.

 Mohammed El-Bachîr El-Ibrâhîmi –رحمه الله- a dit : « Le véritable amour du Prophète est celui qui détourne des hérésies et incite à suivre le bon exemple. Ainsi faisaient les Salafs, ils l’aimaient, admiraient sa Sounna, défendaient sa charia, sans célébrer sa naissance et dépenser des sommes colossales dont les services d’utilités publiques ont énormément besoin et n’en trouvent même pas le peu »[57].


En outre, l’innovation religieuse ne reflète ni l’amour ni la révérence du Prophète , même si elle paraît bonne aux yeux de celui qui l’a pratique, car le Prophète a généralisé le jugement quant aux innovations.


 Il a dit : « Toute innovation religieuse cons­titue un égarement »[58], et : « Quiconque invente en notre religion ce qui n’en fait pas partie verra son apport rejeté »[59]. Dans une autre version rapportée par Mouslim : « Quiconque accomplit un acte [religieux] que nous n’avons pas ordonné le verra refusé »[60].



Et comment l’innovation pourrait, d’ailleurs, être bonne alors que c’est seule la charia qui est habilitée à la considérer comme bonne ou à la réfuter. Quant à la raison, elle n’intervient point dans l’institution des règles de la charia ; ni en ce qui concerne les louanges et les blâmes des faits présents ni à fortiori dans les récompenses et les châtiments ultérieurs.




 Ceci est la conviction de Ahl Es-Sounna (Les Gens de la Sounna). L’institution des règles de la charia se fait plutôt par le Coran et la Sounna.



Cheikh El-Islâm Ibn Taïmia –رحمه الله- a dit : « Il est connu que toute chose que le Prophète n’a pas instituée ou recom­mandée, ou n’a pas été faite par l’un de ceux dont les musulmans suivent les pas en ce qui concerne la religion est comptée parmi les innovations réprouvées. Dans ce contexte, on ne dit jamais qu’il s’agit d’une bonne innovation »[61].



Enfin, nous remercions Allah pour la grâce qu’il nous a accordée, qui est la naissance du Prophète , sa prophétie et le message divin. Certes, c’est Allah qui lui a révélé le Coran et a complété l’Islam, l’a éclairci et l’a transmis convenablement par son biais. Ceci est la source de notre joie et de notre jouissance. On le fait sans flatterie ni exagération.



 On tire des leçons de sa biographie, de ses morales nobles et de tous ses comportements dans les différents domaines tel que le djihad et l’enseignement, sans se limiter à une date, un lieu ou à une manière. Nous veillons aussi à suivre sa bonne voie et à s’attacher à sa Sounna comme faisaient exactement nos Salafs ـ رحمهم الله ـ.



Le bien guidé est, certes, celui qui a rejoint ceux qui revivent la Sounna et bannissent les hérésies. Nous implorons Allah avec ses Beaux Noms et ses Sublimes Attributs de nous montrer clairement la vérité et de nous aider à s’y soumettre afin qu’elle soit un soutien pour nous dans l’accomplissement du devoir de prédication et d’avertissement, conformément au verset suivant :



وَلِيُنْذِرُوا قَوْمَهُمْ إِذَا رَجَعُوا إِلَيْهِمْ لَعَلَّهُمْ يَحْذَرُونَ﴾ [التوبة: 122].




Le sens du verset :



﴾Et de pouvoir mettre en garde les siens à son retour contre le danger [de la désobéissance à Allah]﴿ [Sourate 9 : Le Repentir; verset 122], et de nous montrer la voie de l’égarement et de nous aider à l’éviter.



Notre dernière invocation est de louer Allah, le Seigneur des Mondes et que la paix et le salut soient sur notre Prophète , sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au jour de la résurrection.



[1] Rapporté par Mouslim dans le chapitre « des jugements » (hadith 4590), par Ahmed (hadith 25870) et par Ed-Dâraqotnî dans ses « Sounane » (hadith 4593) par l’intermédiaire d’Aïcha .



[2] Rapporté par Ibn Mâdjah dans « L’Introduction » (hadith 5) par l’inter­médiaire de Abou Ed-Dardâ' . Ce hadith est jugé bon par El-Albâni dans « Sahîh El-Djâmi` » (hadith 9) et dans « Es-Silsila Es-Sahîha » (hadith 688).



[3] Déjà mentionné. Voir note (1).



[4] « Tafsîr Ibn Kathîr » (L’Exégèse d’Ibn Kathîr) (1/358).



[5] Rapporté par El-Boukhâri dans Le chapitre « des arrangements » (hadith 2697), par Mouslim dans le chapitre « des jugements » (hadith 4589), par Abou Dâwoûd dans le chapitre de « la Sounna » (hadith 4608), par Ibn Mâdjah dans « L’Introduction » (hadith 14) et par Ahmed (hadith 26786) par l’intermédiaire d’Aïcha .



[6] Déjà mentionné. Voir note (1).



[7] Rapporté par Mouslim dans Le chapitre du « vendredi » (hadith 2005) et par Ahmed (hadith 14566) par l’intermédiaire de Djâbir .


[8] Rapporté par Ibn El-Moubârak dans le chapitre du « Zouhd » (hadith 47), par Ibn Nasr dans Es-Sounna (hadith 89), par Ibn Waddâh dans « les hérésies » (hadith 11) et par Ibn Abd El-Bar dans « El-Djâmi` » (hadith 1809) par l’intermédiaire d’Abd Allah Ibn `Aoune d’après Ibrâhim. Ce récit a été authentifié par Machhoûr Salmâne dans son commentaire critique du livre El-I`tissâm d’Ech-Châtibi (1/122).


[9] Rapporté par Ed-Dârimi dans « Es-Sounane » (hadith 209), par Et-Tabarâni dans « El-Kabîr » (hadith 8770) et par El-Beïhaqi dans «Chou`ab El-Îmâne» (hadith 2216), El-Haythami dans « Medjma` Ez-Zawâ'id » (1/434) et il a dit: « Il a été rapporté par Et-Tabarâni dans « El-Kabîr » et les hommes de sa chaîne de transmission sont ceux adoptés par El-Boukhâri dans « Es-Sahîh ».


Il est rapporté aussi par El-Lâlakâ'i dans « Charh Oussoûl El-I`tiqâd » (1/96) et jugé authentique par El-Albâni dans son commentaire critique de « Islâh El-Massâdjid » (hadith 12).


[10] Voir : « El-Mawâ`id Wa El-I`tibâr » d’El-Maqrîzi (1/432-433), « Soubh El-A`châ » d’El-Qalaqchandi (3/398), « El-Ibdâ` » d’Ali Mahfoudh (p. 126) et « El-Qawl El-Fasl Fi Houkm El-Ihtifâl Bi Mawlid Khayr Er-Rousl » d’Ismaïl El-Ansâri (p 68).


[11] Irbil est une grande ville de la région de Mawsil (Mossoul). Mawsil est une ville antique, fondée sur les bords du Tigre. Elle est l’une des villes les plus illustres de l’Iraq.

 On l’a appelée ainsi parce qu’elle lie entre El-Djazîra et l’Iraq. D’autres avancent que le nom signifie qu’elle lie entre l’Euphrate et le Tigre. Voir : « Ar-Rawdh El-Mi`târ » d’El-Himyari (p563), « El-Loubâb » d’Ibn El-Athîr (1/39, 3/269), « Marâssid El-Ittilâ` » de Es-Saffey El-Baghdâdi (1/51, 3/1333).



[12] Il s’agit d’Omar Ibn Mohammed Ibn Khadhir El-Irbilî El-Mawsili Abou Hafs Mou`îne Ed-Dîne, cheikh de Mawsil connu sous le nom d’El-Moulla. Des récits sont rapportés à son sujet avec le roi Nour Ed-Dîne Mahmoûd Ibn Zankî mort en 570h. [Voir sa biographie dans : « El-Bidâya Wa En-Nihâya » d’Ibn Kathîr (12/282) et « El-A`lâm » d’Ez-Ziriklî (5/60)].



[13] Voir : «El-Bâ`ith `Alâ Inkâr El-Bida` Wa El-Hawâdith » de Abî Châma (p 24).



[14] Il s’agit du roi El-Moudhaffâr Abou Saïd Koûkoubra Ibn Zeyn Ed-Dîne Ibn Bouktikîne, mort en 630 dans la citadelle d’Irbil. Voir : « El-Bidâya Wa En-Nihâya » d’Ibn Kathîr (13/136), « Wafayât El-A`yâne » d’Ibn Khillikâne (4/113) et « Chadharât Edh-Dhahab » d’Ibn El-`Imâde (5/138).



[15] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre de l’agrippement au Coran et à la Sounna (hadith 7320), par Mouslim dans le chapitre de la science (hadith 6952) par l’intermédiaire d’Abou Saïd El-Khoudri .


[16] Voir les recherches concernant les chiites dans les ouvrages suivants : « Târîkh El-Imâmiyya Wa Aslâfihim Mina Ech-Chî`a » du docteur Abd Allah Fayyâdh et « Ech-Chî`a Wa Et-Tachayyou` » et « Ech-Chî`a Wa Ahl El-Beyt » d’Ihsâne Ilâhî Dhahîr et « Es-Sirâ` Beyn Ech-Chî`a Wa Et-Tachayyou` » du docteur Moûssa El-Moûssawi et autres ouvrages.


[17] « Iqtidhâ' Es-Sirât El-Moustaqîm » d’Ibn Taïmia (2/123).


[18] Rapporté par Et-Tirmidhî (hadith 2891), par Ibn Mâdjah dans « El-Mouqaddima » (44) et par Ahmed (hadith 17606) par l’intermédiaire d’El-`Irbâdh Ibn Sâria . Le hadith est jugé authentique par El-Albâni dans « Es-Silsila Es-Sahîha » (hadith 936).


[19] Rapporté par El-Boukhâri dans le chapitre « des Prophètes » (hadith 3261), par Ed-Dârimi dans son recueil « Es-Sounane » (hadith 2682) et par Ahmed dans son livre « El-Mousnad » (hadith 333) par l’intermédiaire Omar Ibn El-Khattâb .



[20] Rapporté par Abou Dâwoûd dans le chapitre de « la prière » (hadith 1134), par El-Hâkim dans « El-Moustadrak » (hadith 1091) et par Ahmed dans El-Mousnad (hadith 12416) par l’intermédiaire du Compagnon Anas . Le hadith est authentifié par Ibn Hadjar dans « Feth El-Bâri » (2/513) et par El-Albâni dans «Sahîh El-Djâmi` » (hadith 4381).



[21] Rapporté par Ibn Hibbâne dans son « Sahîh » (hadith 277) et par Ech-Chihâb El-Qoudhâ`i dans son « Mousnad » (hadith 501). Ce hadith est jugé authentique par El-Albâni dans « Es-Silsila Es-Sahîha » (hadith 2311).


[22] Il est possible que certains célèbrent l’anniversaire du Prophète par mauvaise compréhension (après s’être laborieusement appliqué à chercher les preuves établies par la religion) ou en suivant les autres par ignorance du vrai jugement tout en ayant une bonne intention. Dans ce cas, ceux-ci sont excusés en raison de leur ignorance car, ou bien ils ne sont pas au courant du vrai jugement ; ou bien ils l’ont opposé suite à une fausse interprétation qui est le résultat d’un effort personnel ou d’une imitation d’autrui, contrairement à celui qui a parfaitement conçu le vrai jugement mais a agi délibérément à son encontre. Ceci est ce qu’a signifié le Cheikh de l’Islam Ibn Taïmia –رحمه الله- dans le livre « El-Iqtidhâ' » (2/162) en disant : « La vénération du jour de la naissance du Prophète et le fait d’en faire un événement peuvent être accomplis par certains gens qui obtiendront par la suite une récompense immense en raison de leur bonne intention et de leur haut respect du Prophète . Ainsi que nous l’avons vu, les actions de certains gens peuvent être approuvées, alors qu’elles seraient désapprouvées si elles provenaient d’un croyant pieux. Voir : « Medjmoû` El-Fatâwa » d’Ibn Taïmia (22/23).



[23] Rapporté par Mouslim dans le chapitre « du jeûne » (hadith 2807), par Abou Dâwoûd dans le chapitre « du jeûne » (hadith 2428) et par Ahmed (hadith 23215) par l’intermédiaire d’Abou Qatâda El-Ansâri .



[24] Rapporté par El-Boukhâri dans le chpitre du «Mariage» (9/140) concernant le verset :



« … et vos mères qui vous ont allaités » et que l’allaitement rend illicite ce que l’enfantement rend illicite. Ceci d’après le hadith de `Ourwa Ibn Ez-Zoubaïr.



[25] Voir : « El-Mawâhib El-Laddouniyya » d’El-Qastalâni (1/260).



[26] Voir : « El-Fatâwa El-Hadîthiyya » d’Ibn Hadjar El-Haytami (909 et 974) et « El-Hâwi Lil-Fatâwî » d’Es-Souyoûti (1/260).


[27] Voir : « l’Exégèse d’El-Qortobi » (8/353) et « l’Exégèse d’Ibn Kathîr » (2/402-403).



[28] Rapporté par Mouslim, chapitre sur « la bonté, les bienséances et les liens » (hadith 6778) d’après Abou Hourayra .


[29] Voir : « Hiwâr El-Mâliki » d’Ibn Manî` (p. 85).


[30] Rapporté par Mouslim, chapitre sur « le jeûne », concernant la recomman­dation de jeûner trois jours de chaque mois (hadith 2747), d’après Abou Qatâda El-Ansâri .


[31] « Tafsîr Ibn Kathîr » (L’Exégèse d’Ibn Kathîr) (2/523), « Feth El-Qadîr » d’Ech-Chawkâni (3/94).



[32] Rapporté par Mouslim, chapitre sur « l’ascèse et l’adoucissement des cœurs », concernant le fait que l’affaire du croyant ne comporte que du bien (hadith 7500), d’après le hadith rapporté par Sohaïb .


[33] Déjà mentionné. Voir note (23).



[34] Et parmi les paradoxes est que ceux qui célèbrent la naissance du Prophète déconseille de jeûner le lundi quand il coïncide avec ladite occasion, car il s’agit là d’une fête dont on doit se réjouir et il est détesté de jeûner, alors que le Prophète a recommandé de jeûner le lundi. Il l’a jeûné et a incité à le faire. El-Hattâb a dit dans « Mawâhib El-Djalîl » (2/406) ce qui suit : « Le cheikh Zarroûq a dit, dans l’explication d’El-Qortobiya : le jeûne du jour de la célébration de la naissance du Prophète a été déconseillé par certains de ceux qui ont vécu près de l’ère où il y avait des savants pieux et dont le savoir est digne de confiance. Il a dit aussi : c’est l’une des fêtes que célèbrent les musulmans. Donc, on ne doit pas y observer le jeûne. De plus, notre cheikh Abou Abd Allah El-Qawri l’évoquait souvent et l’approuvait ?!! ».


[35] Voir : « Feth El-Bâri » (8/129).


[36] Rapporté par Ibn Mâdjah, chapitre sur « les funérailles » (hadith 1599) et El-Beïhaqi, chapitre sur « les branches de la foi » (hadith 10154) d’après Aïcha . Ce hadith a été authentifié par El-Albâni, vu l’ensemble des hadiths qui l’appuient Chawâhid dans « Es-Silsila Es-Sahîha » (3/98).



[37] « El-Madkhal » d’Ibn El-Hâdj (2/16-17).


[38] Rapporté par El-Hâkim dans « El-Moustadrak » (3/15) (hadith 4287) et il l’a commenté en disant : « Sa chaîne de transmission est authentique et les deux cheikhs El-Boukhâri et Mouslim ne l’ont pas rapporté dans leurs recueils ». Le hadith est rapporté par l’intermédiaire de `Othmane Ibn `Oubeyd Allah Abi Râfi`, d’après Saïd Ibn El-Moussayyib –رحمه الله-.


[39] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre sur « la Sounna » (hadith 4607) et Et-Tirmidhi, chapitre sur « le savoir » (hadith 2891) et Ibn Mâdjah, chapitre de « l’introduction » (hadith 44) et Ahmed (hadith 17606), d’après le hadith rapporté par El-`Irbâdh Ibn Sâriya . Ce hadith a été authentifié par El-Albâni dans « Es-Silsila Es-Sahîha » (hadith 936).



[40] Voir : « El-Mawâhib El-Laddounniya » d’El-Qastalâni (1/260).


[41] Voir : « El-Issâba d’Ibn Hadjar » (4/258).


[42] Voir : « Charh Ez-Zarqâni » de « El-Mawâhib Al-Laddouniya » (1/259).

[43] Moursel: un hadith Moursel est un hadith attribué au Prophète par un Tâbi`i (Successeur).


[44] Voir : « Feth El-Bârî » d’Ibn Hadjar (9/145).


[45] Voir : « Et-Tankîl » d’El-Mou`allimi (2/242).


[46] Voir : « El-Bidâya Wa En-Nihâya » d’Ibn Kathîr (2/273).


[47] Voir : « El-Issâba » d’Ibn Hadjar (2/271).


[48] Voir : « Feth El-Barî » d’Ibn Hadjar (9/145).


[49] Cette règle s’applique à la fois sur les choses concrètes et abstraites, car l’effondrement des fondements implique l’effondrement de ce qu’il y a dessus. [Voir : « El-Achbâh Wen-Nadhâ'ir » d’Es-Souyoûtî (p. 119) et « El-Achbâh Wen-Nadhâ'ir » d’Ibn Noujaym (p.134)].


[50] C’est ainsi qu’En-Nawawi l’a exprimée. Voir : « El-Majmoû` » d’En- Nawawi (1/392).


[51] Le baptême : est l’immersion dans l’eau d’un enfant par un prêtre. Il est effectué au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Le prêtre récite ensuite certains passages de l’évangile en guise de purification de l’âme des fautes et des péchés. Par ce rituel, les chrétiens font de la personne l’une des leurs.


Voir : [« El-Mou`jem El-Wassît » (2/626) et « El-Massîhiya » (Le Christia­nisme) d’Ahmed Chiblî (30/168/169)].


[52] Voir : Zâd El-Ma`âd d’Ibn El-Qayyim (1/59).


[53] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre sur « les habits » (hadith 4033) et Ahmed (hadith 5232) par l’intermédiaire du Compagnon Ibn Omar . Ce hadith a été authentifié par El-`Irâqi dans « Takhrîj El-Ihyâ' » (1/359) et jugé Hassan (bon) par Ibn Hadjar dans « Feth El-Bâri » (10/288) et par El-Albâni dans El-Irwâ' (hadith 1269).


[54] Voir : « Iqtidhâ' Es-Sirât El-Moustaqîm » d’Ibn Taïmia (1/270).


[55] Source précédente (1/550).


[56] Voir : « Iqtidhâ' Es-Sirât El-Moustaqîm » d’Ibn Taïmia (2/132).


[57] « Âthâr Mohammed El-Bachîr El-Ibrâhîmi » (2/341).

[58] Déjà mentionné. Voir note (7).


[59] Déjà mentionné. Voir note (5).


[60] Déjà mentionné. Voir note (1).


[61] Voir : « Medjmoû` El-Fatâwa» d’Ibn Taïmia (27/152).



Source :

http://www.ferkous.com

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