SHeikh ‘Abdullâh Ibn ‘Abder-Rahmân al-Bassâm (rahimahullâh)


Dimanche 10 février 2013, par Ismail


Version PDF Enregistrer au format PDF

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

 

 

Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Malheur à celui qui tient des propos mensongers pour amuser les gens ! Malheur à lui ! Encore malheur à lui ! »


Les mots utilisés dans le hadîth  :

 

Malheur : le malheur est la perdition. Il est aussi dit que cela est une vallée en Enfer.

 

Ce qu’il y a à prendre du hadîth :

 

- 1) - Dans ce hadîth, il y a la menace de la perte de la personne qui tient des propos mensongers aux gens afin de les faire rire et les distraire par ses mensonges et paroles faussées.

 

- 2) – Il est rapporté dans le Qor’ân et la Sounnah beaucoup de textes soutenant l’interdiction du mensonge.

 

Dans le Livre d’Allâh, il est dit : « Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. » [1] et aussi : « Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire. » [2]. Et dans la Sounnah, il est rapporté par al-Bukhari et Muslim que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Celui qui possède quatre caractéristiques est un pur hypocrite, parmi elles : lorsqu’il parle il ment. »

 

Egalement : « Le mensonge mène à la perversité, et la perversité mène en Enfer. L’homme ne cesse de mentir jusqu’à ce qu’il soit inscrit auprès d’Allâh comme étant un menteur. »


- 3) – An-Nawawî dit : « Sache que même si le mensonge est à la base interdit, il est permis dans certaines situations. Pour tout objectif louable atteint par le mensonge, le fait de mentir en cela est interdit. Mais si on ne peut y parvenir que par le mensonge, cela devient alors permis.

 

S’il est permis de parvenir à cette chose par ce moyen, le mensonge en est aussi permis ; et si cela est obligatoire, le mensonge devient également obligatoire. Si un musulman se cache d’un oppresseur qui veut le tuer ou prendre ses biens, et qu’une personne est interrogée à ce sujet, elle doit mentir pour le caché, à la manière du dépôt caché d’un oppresseur.

 

Il est plus sûr de procéder à une dissimulation de la vérité, en visant une chose véridique par ses propos, qui ne soit pas un mensonge, même si d’une manière apparente et du point de vue de l’interlocuteur cela peut sembler être un mensonge.

 

La preuve en est par ce qui est rapporté dans al-Bukhârî et Muslim, que rapporte Oum Kalthoûm du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa salam) :

 

« Je n’ai entendu permettre le mensonge que dans trois cas : la guerre, la réconciliation entre les gens, et les propos qu’adresse l’homme à son épouse, et la femme à son mari. » Rapporté par Muslim. (Al-Qâdhî) ‘Iyâdh dit : Il n’existe pas de divergence dans la permission du mensonge en ces trois situations. » [3]

 

Notes

 

[1] Coran, 17/36

 

[2] Coran, 50/18

 

[3] Tawdhîh ul-Ahkâm min Bouloûgh al-Marâm du SHeikh ‘Abdullâh al-Bassâm, 7/520-521

 

 

Source :

 

http://www.manhajulhaqq.com

 

 

Tag(s) : #Hadits
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :