Abû Hurayrah
rapporte qu’un homme insulta Abû Bakr
en présence du
Prophète, , qui était
assis.
Celui-ci se mit à sourire et à se réjouir.
Mais lorsque l’homme excéda Abû Bakr
par ses propos injurieux, ce dernier répondit à certaines de ses
insultes.
Le Prophète
se mit en colère et se leva.
Abû Bakr
s’empressa de le rejoindre et lui dit :
« Ô Messager d’Allah !
Cet homme m’insultait alors que tu étais assis.
Lorsque j’ai répondu à certains de ses propos, tu t’es courroucé et tu t’es levé ! »
Le
Prophète
répondit : « Il y avait un ange qui répondait à ta place, mais lorsque
tu t’es mis à répondre à certaines injures, Satan fit son apparition. Or il ne me convient pas d’être assis avec Satan. »
Le
Prophète
dit ensuite :
« Ô Abû Bakr ! Trois choses ne sont que vérité :
aucun opprimé ne se retient de répondre à l’injustice qui lui est faite en cherchant par là la satisfaction d’Allah sans qu’Allah ne lui fasse justice avec
force.
Aucun homme ne dépense de ses biens dans le but de renforcer les liens de parenté sans qu’Allah ne décuple ses richesses.
Et aucun homme ne se permet de mendier dans le but de s’enrichir sans qu’Allah n’accroisse sa pauvreté. »
Rapporté par Ahmad, , (vol. 2 p. 436), Abû Dâwûd, , (n° 4896-4897) et authentifié par Al-Albânî, , dans As-Sahîhah (n°2231)
Source :
http://3ilm.char3i.over-blog.com/
/image%2F0534736%2F20190430%2Fob_363af1_medine-650x330.jpg)