La sentence relative à celui qui égorge son offrande la veille de l’Aïd Al-Adha

Cheikh Mohamed Ali Ferkous ( qu' Allah le préserve )

Question :

Il se trouve des personnes qui égorgent les bêtes destinées au sacrifice la veille de l’Aïd, pour fuir l’affluence des gens chez les bouchers, en argumentant que la religion n’impose point de difficultés et qu’Allah le Très Haut a levé la gêne. Cet acte est-il valide ? Qu’Allah vous récompense !

Réponse :

La louange est à Allah, le Souverain des Mondes; que les éloges d’Allah et Son salut soient pour celui qu’Allah a envoyé comme miséricorde pour les créatures, ainsi que pour sa famille, ses Compagnons et ses frères jusqu’au Jour de la Rétribution.

Cela dit :

Ibn Al-Mundhir et d’autres savants ont rapporté l’unanimité des savants au fait qu’il n’est point permis d’égorger les bêtes destinées au sacrifice avant l’aube du jour du sacrifice, c’est-à-dire le jour de l’Aïd(1).

Les savants ne divergent pas sur la non-validité de l’égorgement avant l’aube, la bête sacrifiée (de cette façon) est considérée comme une bête égorgée pour lui et offerte à sa famille (et non comme une bête de sacrifice de l’Aïd). Cela, vu le hadith rapporté par Al-Barâ' Ibn `Âzib رضي الله عنه: «Celui qui égorge [son offrande] avant la prière [de l’Aïd] l’a fait pour lui(2), et celui qui le fait après la prière [de l’Aïd] aura accompli son rite et adhéré en conformité avec la Sunna des musulmans(3).»(4)

L’argument évoqué dans la question n’en fait pas un rite en aucune manière car le sacrifice (le jour) de l’Aïd des bêtes est un acte d’adoration déterminé dans un temps de facilitation pour tous et on ne doit nullement s’y soustraire.

Et le savoir est auprès d’Allah ; nous concluons en disant : la louange est à Allah, le Souverain des Mondes, qu’Allah honore et salue notre Prophète Muhammad, sa famille, ses Compagnons et ses frères jusqu’au Jour de la Rétribution.

Alger, 30 de Châabane 1434H


correspondant au 09 juillet 2013

(1) C. f : Al-Idjmâ` d’Ibn Al-Mundhir (56) et Charh Muslim d’An-Nawawî (13/110).

(2) C’est-à-dire que l’offrande n’est pas considérée comme un rite. Note du traducteur.

(3) C’est-à-dire que son acte est conforme à la façon avec laquelle les musulmans (doivent) accomplir leurs sacrifices de l’Aïd. Note du traducteur.

(4) Rapporté par Al-Bukharî (5556) et Muslim (1961) d’après Al-Barâ' Ibn `Âzib رضي الله عنه.

Source :

http://www.ferkous.com

Tag(s) : #Fatwas
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