Règles et fondements
mercredi 24 décembre 2008, par
Concernant les fêtes telles que Noël, le jour de l’an et autres évènements liés aux différents festivités religieuses comme païennes, les savants disent qu’il n’est pas permis d’y participer
comme de les fêter – quand même la personne fait cela en le désapprouvant. Que ce soit dans le cadre du maintien des liens parentés, ou encore dans le cadre professionnel etc.
Certaines personnalités religieuses comme populaires ont pu soutenir la permission dans ce sens, à l’exemple du SHeikh al-Qardhâwî qui a dit : « …je ne vois pas de mal à ce que un musulman souhaite une bonne fête à un non musulman lorsque ces deux personnes sont parentes, voisines ou collègues : ce sont des cas où les relations humaines nécessitent cela…
Leur souhaiter bonne fête ne revient pas à reconnaître vrai ce qu’ils font, ni à être d’accord avec leurs croyances ou leurs pratiques religieuses. Il ne
s’agit que de paroles de courtoisie, relevant de bonnes relations humaines… »
[1]
Ceci dit, l’unanimité des savants l’interdisent à la lumière des textes du Qor’ân et de la Sounnah.
Parmi ces preuves :
L’imâm Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) a expliqué – après avoir souligné le caractère blâmable du fait de féliciter les infidèles dans le cadre de l’un de leur mariage, ou une naissance, ou leur souhaiter prospérité, bonne santé et autre – et de préciser que l’imâm Ahmad sur cela, a dans l’une de ses variantes, permis ces pratiques et dans une autre parole, il l’a interdit. Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) dit : « Quant aux félicitations lors des cultes propres aux infidèles elles sont unanimement interdites.
Il s’agit, par exemple, de les féliciter pour leurs fêtes et pour leur jeûne en disant « bonne fête » ou « joyeuse fête » ou d’autres
expressions semblables. Si l’auteur de telles expressions ne tombe pas lui-même dans l’infidélité, il commet un acte interdit au même titre que la présentation de félicitations à quelqu’un
qui se prosterne devant une croix.
C’est même plus grave aux auprès d’Allâh et plus détestables que de féliciter quelqu’un pour avoir bu de l’alcool ou tué une personne ou commis des rapports sexuels illicites, et autres.
Pourtant nombreux sont ceux qui agissent de la sortes envers la religion et qui se comportent de cette façon tout en étant inconscient de la gravité de leurs actes. Quiconque félicite une
personne auteur d’un acte de désobéissance ou d’une innovation ou d’une mécréance, s’expose à la colère d’Allâh » [2].
Dans le même sens - SHeikh Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) - dit que l’interdiction de féliciter les infidèles pour leurs fêtes revêt la gravité dont parle Ibn
al-Qayyîm parce qu’elle implique la reconnaissance de leurs pratiques impies et leur agrément, même si le musulman impliqué ne confirme pas l’infidélité. Toujours est-il qu’il est interdit au
musulman de reconnaître les pratiques impies et de féliciter leurs auteurs, car Allâh – Ta’âla - ne les agréé pas. A ce sujet, Il dit :
[3]
Et dit
[4]
Il est donc interdit de les féliciter à l’occasion de leurs fêtes, que ce soit dans le cadre du travail ou pas.
Le Sheikh (Ibn ‘Uthaymîn) dit encore que s’ils nous félicitent à l’occasion de leurs fêtes, ne leur répondons pas, car leurs fêtes ne nous concernent pas et ne sont pas agrées par Allâh –
Ta’âla. Elles constituent des innovations dans leur religion. A supposer qu’elles renfermassent un fondement légal, elles ont été abrogées par l’Islâm apporté par Muhammad à toutes les
créatures et à propos duquel Allâh – Ta’âla - dit :
[5]
Il est donc interdit au musulman de répondre à leur invitation à cette occasion, cela impliquant une participation plus grave que la simple présentation de
félicitations - nous dit SHeikh. De plus, il est également interdit aux musulmans d’imiter les infidèles en célébrant leurs fêtes, en échangeant des cadeaux, en distribuant des bonbons ou des
repas ou en abandonnant le travail et autres actes semblables.
Conformément aux propos du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam ) : « Quiconque cherche à ressembler à des gens leur est comparable » SHeikh al-Islâm
IbnTaymiyyah dit dans son livre intitulé « Iqtidhâ as-Sirât al-Moustaqîm Moukhalafat asshâb al-Djahîm » : « Les imiter dans certaines de leurs fêtes les rend contents de leurs pratiques vaines. Cette imitation peut même leur donner l’idée d’essayer d’attirer les faibles, quand une occasion propice se présente à eux . »
Quiconque se comporte de la sorte commet un pêché ; qu’il le fasse par politesse ou par amitié ou pour d’autres raisons, car dans tous les cas, il s’agit de concession en matière de religion qui constitue un appui moral aux infidèles susceptibles de les rendre fiers de leur religion. [6]
Dans son livre encore « Iqtidhâ as-Sirât al-Moustaqîm Moukhalafat asshâb al-Djahîm » SHeikh Al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) est longuement revenu sur la question des fêtes et rencontres nouvellement inventées et qui n’ont aucun fondement dans l’Islâm tout en les blâmant.
Il soutient que la plupart des gens ne réalisent pas encore l’ampleur des torts que ces fêtes hérétiques font subir à la religion, notamment lorsqu’il s’agit de pratiques cultuelles instituées. Même les plus intelligents n’en saisissent qu’une infime partie.
P.-S.
A lire aussi : Comprendre les fêtes en Islâm
Notes
[1] Fatâwâ Mou’âssirah, 3/672-673
[2] Kitâb « Ahkâm Ahl
udh-Dhimma » de Ibn al-Qayyîm, p. 153-154
[3] Coran, 39/7
[4] Coran, 5/3
[5] Coran, 3/85
[6] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 3/44-46 – Voir aussi Kitâb « Moudhâhirou al-Tachabah bil-Koufâr » de Achraf Ibn ‘Abdel-Hamîd, p. 425-427
Source :
http://www.manhajulhaqq.com
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