SHeikh al-Islâm Taqî ad-Dîn Abî al-’Abbâs Ahmad Ibn ’Abdel-Halîm Ibn ’Abdel-Sallâm Ibn Taymiyyah al-Harânî
Le mardi 27 février 2007, par IsmaiL Ibn Hâdî
Certes, beaucoup de personnes rapportent au sujet des attributs [Sifât] et de tous les chapitres de la croyance [Abwâb al-I’tiqâdât] ainsi que de la majeur partie des chapitres de la religion [Abwâb ad-Dîn], beaucoup de paroles mensongères, inventées sur le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam). Ces paroles se partagent en deux parties :
(1) – Des paroles vaines qu’il n’est pas permis de dire, et encore moins de faire remonter au Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam).
2) – Des paroles dites par certains prédécesseurs [Salafs], savants [‘Ulémâ] ou certaines personnes ; ces paroles sont vraies ou peuvent justifier un effort d’interprétation [Ijtihâd] ou une école [Madhhab] dans sa position. Donc, on les fait remonter au Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam).
Ceci est fait par beaucoup qui ne connaissent pas le hadîth, à l’exemple des sujets [Massâ-îl] laissés comme tels par SHeikh Abû al-Faradj al-Wâhid Ibn ‘Alî
al-Ansârî ach-Chirâzî, afin de séparer le traditionnel [Sounnah] de l’innové [Bid’ah]. Ce sont des matières bien connues.
Quelques grands menteurs se sont basés dessus et ont retracé des chaînes [Isnâd] remontant au Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam), les incluant comme étant sa parole. Mais cela est bien
connu pour celui qui a la plus petite connaissance, que ce ne sont que des paroles mensongères apocryphes [Makdhoûb mouftara].
Ces sujets concordent avec les fondements de la tradition [Ussûl as-Sounnah]. Si la personne vient à diverger de ce qui se trouve dans ces fondements, elle ne doit pas être jugée comme innovatrice [Moubtadi’]. Par exemple, pour ce qui est du premier bienfait par lequel Allâh a comblé Son serviteur.
Ce sujet-là fait l’objet de débats entre les gens de la tradition [Ahl as-Sounnah]. Et le débat se trouve dans le terme [Lafdhî] (…) à savoir peut-on appeler cela
un bien ou non ? Il s’y trouve aussi des choses probables [Mardjoûha].
Il est donc obligatoire de séparer les traditions authentiques [Sahîh] et celles fabriquées [Mawdhoû’]. Ceci est un immense fondement [Asl ‘Adhîm] auprès des gens de l’Islâm de manière
générale, et auprès de ceux qui prétendent à la tradition [Sounnah] plus particulièrement. [1]
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