Sa naissance (-43 H)


Bilâl Ibn Rabâh (رضي الله عنه) naquit à La Mecque presque 43 ans avant l'Hégire.



Sa vie avant sa conversion


Il vécut à La Mecque et fut l'esclave des orphelins issus des Banû 'Abd Ad-Dâr, mis sous la tutelle de Oumayya Ibn khalaf.



Sa conversion



Aussitôt que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) eut reçu la mission prophétique, Bilâl embrassa l'islam avec les quelques premiers convertis.

 


Sa persévérance contre la torture



Vu son statut d'esclave, Bilâl fut victime de supplices atroces et de persécutions impitoyables infligées par les polythéistes de Quraych qui l'avaient livré au martyr ainsi que 'Ammâr Ibn Yâsir et ses parents, et Suhayb.

 

Assisté par un groupe de polythéistes, Umayya Ibn khalaf mettait Bilâl à nu au moment où le soleil était au zénith et que la terre sablonneuse de La Mecque s'enflammait sous l'effet de la chaleur torride, puis le revêtait d'une cuirasse en fer et le faisait souffrir intensément sous les rayons solaires embrasés, tout en le fouettant et en lui ordonnant d'injurier Muhammad (صلى الله عليه و سلم).


En dépit de ce calvaire, Bilâl (رضي الله عنه) ne soufflait mot à part  : "Allâh est Unique".


Quand son bourreau Oumayya Ibn khalaf se lassait de le supplicier, il lui passait une grosse corde au cou, le livrait aux insolents et aux gamins pour qu'ils l'entraînent à travers les sentiers et les creux de La Mecque.


Enfin il fut affranchi par Abû Bakr As-Siddîq (رضي الله عنه) qui l'avait racheté de Umayya Ibn khalaf à neuf onces d'or. Ce dernier exagérait son prix afin de décourager Abû Bakr, tout en se disant toutefois  : "Si Abû Bakr insiste à l'acheter à une seule once d'or, je le vendrai à ce prix ".

 

Tandis que Abû Bakr se disait  : "S'il ne consent à la vente qu'au prix de cent onces d'or, je les payerai".


Bilâl (رضي الله عنه) s'en réjouissait et recommençait une nouvelle vie libre qu'il n'avait jamais connue autrefois et émigrait vers Médine.

 


Le premier à appeler à la prière


L'hégire accompli et la mosquée de Médine construite, le Messager (صلى الله عليه و سلم) ordonna qu'on appelle à la prière et ce fut Bilal qui prit part à cette tâche et de sa voix tendre et chaude il fut le premier Muezzin de l'Islam.


La bataille de Badr (2 H)


Qoreich, nobles et enfant prirent part à cette bataille. Omaya ne désirait pas se rendre à cette expédition mais il fut traité de lâche et de femme par Oqba ben Abi Mouît et se sentant diminué dans son orgueil, il participa à l'expédition.


Les épées se croisèrent et la bataille fit rage. A la fin de la bataille, Omaya ben Khalaf voyant la défaite demanda protection à Abderrahaman Ben Aouf, malgrè cela, les Musulmans ne purent accepter un tel prisonnier et Bilal était le premier à réclamer sa tête et Abderrahman Ben 'Aouf ne put rien faire.


La bataille de Khaybar (7 H)

 


Bilâl faisait partie de cette expédition. A la fin du combat, il présenta deux femmes au Prophète (صلى الله عليه و سلم). Sur leur chemin, lui et ses deux prisonnières avaient dû traverser le champ de bataille et passer près des guerriers tués pendant le combat. L'une des femmes hurlait et se couvrait le visage de poussière alors que l'autre était muette d'effroi.


La deuxième femme n'était autre que Safiya, la fille de Houyayy Ibn Akhtab, le chef des Banû An-Nadîr qui avaient été expulsés de Médine en l'an 4 de l'Hégire pour avoir comploté contre le Prophète. La femme bruyante qui l'accompagnait était sa cousine.


Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) demanda à ce que l'on s'occupe de la cousine et plaça la cape qu'il portait sur les épaules de Safiya dont l'époux venait d'être tué pendant la bataille.


Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) se tourna ensuite vers Bilâl et lui dit : "Bilâl, est-ce que Dieu a enlevé toute pitié de ton cœur pour que tu fasses passer ces femmes à l'endroit même où leurs hommes ont été tués ?"


L'appel de la prière après la prise de la Mecque (8 H)


Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) ordonna à Bilal de monter sur le toit de la Ka'ba et de lancer l'appel à la prière. Les hommes vinrent en grand nombre pour embrasser la religion de Dieu.


Il n'arrive plus à faire l'appel à la prière après la mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم)


Du vivant du Prophète (صلى الله عليه و سلم), Bilâl fut son muezzin. Mais à sa mort, Bilâl ne pouvait plus retenir ses larmes chaque fois qu'il appelait à la prière en disant  : "J'atteste que Muhammad est l'Envoyé de Dieu". Sur ces entrefaites, il demanda à Abû Bakr As-Siddîq de le dispenser de faire l'appel à la prière qui lui devenait presque insupportable après la mort du Prophète.


Son départ pour la Syrie


Ensuite, il partit avec la première des expéditions musulmanes et s'installa à Dera près de Damas. Lorsque la responsabilité du califat échut à 'Umar Ibn Al-Khattâb et qu'il atteignit Damas, il ordonna à Bilâl de lancer l'appel à la prière comme auparavant.

 

Aussitôt qu'il commença à lancer l'appel, 'Umar et tous les compagnons qui assistaient à la scène eurent les larmes aux yeux, furent émus par nostalgie de l'époque du Prophète (صلى الله عليه و سلم), et s'effondrèrent en larmes.


Sa mort


Lorsque la mort vint frapper Billal Ibn Rabah (رضي الله عنه) sa femme dit : "o quelle tristesse!"
Alors il retira son drap de son visage en étant à l'agonie et dis : "ne dis pas quelle tristesse mais plutôt quelle joie"!
Puis il rajouta : "demain je rencontrerai les bien-aimés Muhammed et ses compagnons!"


 



 

Ses mérites

 


Selon ABOU HOURAYRA (رضي الله عنه), le MESSAGER DE DIEU (صلى الله عليه و سلم) demanda un jour à  BILAL  (رضي الله عنه) :


Bilâl! Parle-moi donc de la bonne action que tu as faite depuis ta conversion à l'Islam et dont tu attends le plus grand salaire. J'ai entendu en effet le bruit de tes sandales devant moi au Paradis".


Il dit : "L'action dont j'attends le plus grand salaire est que je ne fais jamais des ablutions de jour ou de nuit sans les faire suivre de ce que Dieu m'a écrit comme unités de prière". (AL BOUKHARY ET MOUSLIM)


Selon 'ہidh Ibn 'Amr Al Mouzannï (رضي الله عنه),ABOU SOUYAN vint avec un groupe d'hommes à  SALMAN , Souhayb et Bilàl.

 

Ces trois derniers dirent : "Les sabres de Dieu n'ont pas encore eu justice de l'ennemi de Dieu".


ABOU BAKR (رضي الله عنه) leur dit alors : "Comment dites-vous des choses pareilles à l'ancien de la tribu de Qoraych et à son seigneur ?"


Puis il se rendit chez le Prophète (صلى الله عليه و سلم) et l'en informa.

 


Il lui dit :


"Ô Abou Bakr! Peut-être les as-tu fâchés? Et si tu les as fâchés, tu as certainement fâché ton Seigneur".


Il alla les voir et leur dit : "Mes frères! Est-ce que je vous ai fâchés?"



Ils dirent : "Non, frère! Mais que Dieu t'en absolve ô  frère!"


(Mouslim)

 


'Omar, disait souvent  : "Notre maître Abû Bakr a affranchi notre maître (Bilâl)".

Source :

 

http://mouslim.over-blog.org

Tag(s) : #Les compagnons
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