SHeikh al-Islâm Taqî ad-Dîn Abî al-’Abbâs Ahmad Ibn ’Abdel-Halîm Ibn ’Abdel-Sallâm Ibn Taymiyyah al-Harânî

 

Vendredi 24 septembre 2010, par Ismaïl

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

 

Certes Allâh – Subhânahu wa Ta’âla – a qualifié la lutte contre les mécréants par le Qor’ân, comme faisant partie d’une grande lutte. Cette lutte se fait par la science, le cœur, l’explication, et l’appel à Allâh, non pas par le combat. [1]

 

Il est demandé d’avoir la science dans le commandement du convenable et la condamnation du blâmable, comme dans ce qui peut les différencier. Il faut connaître (avec science) la situation où l’on commande le bien, comme celle où l’on condamne le mal. Et ce qui fait partie de la véritable réforme, c’est le fait d’ordonner et de condamner sur la voie authentique (pieuse). Voici ce qui est le plus juste dans le but à atteindre.

 

Il est sommé aussi d’être doux, comme le Prophète (sallallahu ’‘layhi Wa sallam) l’a dit : « Quand la douceur est dans une chose, elle ne peut que l’embellir ; et lorsqu’elle est retirée (d’une chose), elle ne peut que l’enlaidir. » [2]

 

Et : « Allâh est doux, et Il aime la douceur en toute chose. » [3] Et : « Assurément Allâh est Doux et Il aime la douceur. Il donne par elle ce qu’Il n’accordera pas pour l’usage de la violence. » [4]

 

Il est obligatoire que la personne soit douce et patiente face à la gêne (les dommages), comme elle se doit de surmonter cette gêne. Car si elle ne patiente pas, et n’est pas douce face à cela, elle causera plus de tort que de bien. Louqmân a dit à son fils :

« Commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! » [5] [6]

 

Il est obligatoire (sur la question) de maitriser trois choses : la science, la douceur et la patience. La science avant le commandement (du bien) et l’interdiction (du mal) ; la douceur qui l’accompagne ; et la patience après cela. Et lorsque ces trois choses sont réunies, il faut savoir les appliquer selon les diverses situations. Cela, comme il a été rapporté dans les traditions de certains pieux prédécesseurs, que al-Qâdhî Abû Ya’la cite dans « al-Mou’tamid » :

 

« L’ordre du convenable et l’interdiction du blâmable doivent se faire avec une science jurisprudentielle sur le sujet. Il faut être compétent dans ce qui est interdit, doux dans les commandements et interdictions lors de son application, doux dans ce qui est interdit, bienfaisant dans ses commandements, bienfaisant dans ce qui est interdit. »  [7]

 

La science passe avant le fait d’ordonner une chose.

 

La douceur se fait avec les commandements, et la bienfaisance après cela. Et celui qui n’est pas savant sur le sujet rentre dans ce sur quoi il n’a aucune connaissance. S’il est savant sur le sujet sans être doux, il est à exemple du médecin dépourvu de douceur, qui impose à son malade des choses qu’il n’acceptera pas de lui. Ou encore le père qui impose à son fils des choses qu’il n’acceptera pas de lui [8]

 

Notes

 

[1] Minhâj as-Sounnat an-Nabawiyyah, 8/87

 

[2] Rapporté Muslim

 

[3] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

 

[4] Rapporté par Muslim

 

[5] Coran, 34/17

 

[6] Al-Istiqâmah de Ibn Taymiyyah, p.464-465

 

[7] Al-Istiqâmah de Ibn Taymiyyah, p.466

 

[8] Minhâj as-Sounnat an-Nabawiyyah, 5/254

 

 

Source :

 

http://www.manhajulhaqq.com

 

Tag(s) : #Manhadj
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